http://www.linternaute.com/actualite/politique/document/reforme-institutions/opposition.shtml
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Dans un système où l'exécutif et la majorité
parlementaire travaillent souvent de concert, la réforme des institutions
visait à définir un "statut de l'opposition". Un objectif
difficile à atteindre.
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L'opposition aura un pouvoir de contrôle sur l'ordre
du jour. © PS
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Principale avancée dans ce statut de l'opposition : le pouvoir
de décider, une fois par mois de l'ordre du jour de la séance
à l'Assemblée nationale. Une mesure qui ne va pas aussi
loin que les préconisations de la commission Balladur. Celle-ci souhaitait
qu'une semaine de séance sur quatre soit réservée à la discussion des projets
et propositions de lois des groupes minoritaires et qu'une autre soit dédiée
au contrôle de l'action du gouvernement. Des commissions de contrôle
seront cependant créées pour satisfaire ce dernier objectif.
La réforme constitutionnelle oblige aussi Sénat et Assemblée
à octroyer des droits à l'opposition, laissant cependant
les deux chambres libres de décider de leur fonctionnement. "Le
règlement de chaque assemblée détermine les droits des groupes parlementaires
constitués en son sein. Il reconnaît des droits spécifiques aux groupes d'opposition
de l'assemblée intéressée ainsi qu'aux groupes minoritaires." Enfin,
le principe général suivant est ajouté à la Constitution :
"La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation
équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la
Nation."
Parmi les 77 premières propositions remises au chef de l'Etat
le 29 octobre 2007, il était prévu de répartir
les présidences des commissions parlementaires proportionnellement
aux groupes politiques de l'Assemblée. Cette mention, qui pouvait
ouvrir certaines commissions à des présidents venus de l'opposition,
a disparu du texte définitif.
Mais le principal débat concernant l'opposition touchait le temps
de parole du président de la République dans les médias.
Le PS voulait instaurer un contrôle par le CSA. Le comité Balladur
proposait de comptabiliser le temps de parole du Président dans les médias
audiovisuels avec celui de l'exécutif. Aucune de ces deux idées
n'a été retenue. Nicolas Sarkozy a proposé, dans les
ultimes tractations avant le Congrès du 21 juillet, d'accorder
un "droit de réponse" à l'opposition aux propos du
Président dans les médias. Une tentative de compromis que l'opposition
a rejetée. Finalement, seuls les mots "liberté, pluralisme et indépendance
des médias" seront ajouté au troisième alinéa de la
Constitution.
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: Les
citoyens
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