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Est-ce que le fait d'être une femme, une candidate, a eu son importance
dans la campagne pour la présidentielle ? Ségolène Royal s'accorde tout un
chapitre pour répondre à cette question. "On m'a concédé de l'intuition, mais comme on l'a
toujours fait pour les femmes : au détriment du savoir et de la raison"
Pour elle, c'est évident, "ça a compté". A tel point que Ségolène Royal se définit comme une "intruse". Une intruse parce que la politique et plus encore la fonction présidentielle sont une affaire d'homme. Une intruse parce que son parti, et les éléphants en particulier, n'avait en aucun cas prévu que ce serait elle la candidate des socialistes. Elle revient ainsi sur une campagne interne où les blagues machistes ("Qui va garder les enfants ?", madame Michu, Bécassine…) et les coups bas (la publication d'une vidéo volée où elle disait vouloir que les profs fassent les 35 heures) ont fusé à l'intérieur même de son propre camp, faisant le jeu de l'adversaire. Mais aussi sur l'après-campagne et ce qu'elle nomme "l'incontinence livresque" : la parution de nombreux ouvrages ( L'Impasse de Lionel Jospin, La défaite en chantant de Claude Allègre…), qui certains, elle l'avoue, l'ont blessée. Mais elle se félicite aussi de "faire vendre".
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