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Bienfaits l Dégustation l A savoir Bienfaits
Le chevreau constitue un excellent fournisseur de protéines (18,7 g pour 100 g) pour l'organisme. Il offre une gamme complète d'acides animés, parmi lesquels on trouve tous ceux essentiels à la synthèse protéinique et à l'équilibre de notre organisme. A cela s'ajoutent 11 mg de calcium et 2,2 mg de fer, la teneur de ce dernier étant équivalente à celle des épinards. Dégustation Jeune, le chevreau est exclusivement nourri au lait, ce qui donne à sa chair blanche une texture moelleuse et un goût assez fin, légèrement lacté, proches de ceux de l'agneau de lait. En revanche, après qu'il ait été sevré et nourri à l'herbe, sa saveur et sa couleur deviennent plus prononcés. Certains la rapprochent alors d'une chair de gibier. A chacun sa préférence.
Moins populaire qu'à une autre époque, le chevreau est en partie désavoué par des consommateurs le trouvant tantôt trop fade, tantôt trop franc. Jamais saignant Dans le cas d'un jeune chevreau nourri au lait, à la chair plutôt blanchâtre, les apprêts simples et délicats sont conseillés, pour ne pas masquer la finesse de la viande. En revanche, avec la viande d'un animal ayant brouté, mieux vaut privilégier les produits forts en goût comme l'oseille (que l'on trouve d'ailleurs à la même époque, en mars-avril), l'ail, le piment ou la moutarde dont on badigeonne généreusement le chevreau (comme dans la recette du lapin à la moutarde). Le chevreau se marie également très bien avec une sauce à la crème et au vin blanc évoquant une blanquette, une marinade de légumes et d'échalote, une réduction flambée au cognac, ou enduit au miel et au romarin comme un carré d'agneau. En Corse, on le déguste rôti, piqué à l'ail, juste arrosé d'une sauce vinaigrée qui rend sa peau croustillante. Encore vendu entier, au 1/2 ou au 1/4 dans certaines boucheries de tradition, le chevreau est de plus en plus souvent vendu découpé, en barquettes. A moins d'organiser un méchoui (chevreau entier rôti à la broche) pour une très grande tablée d'au moins 20 personnes, on achètera plus volontiers des morceaux tels que le gigot, l'épaule, la selle ou les abats. Moins consommées car pas vraiment présentables, les côtelettes de chevreau grillées à point, qui portent peu de viande, et qu'il faut souvent manger à la main, sont pourtant un délice. En accompagnement, aucun produit à conseiller en particulier si ce n'est des pommes de terre nouvelles, ou des pâtes qui prennent bien les sauces comme les tagliatelles par exemple, voire des épinards pour une touche de verdure. A savoir... Le lait justement est ce qui confère à la viande du jeune chevreau toute sa délicatesse et son moelleux. A noter qu'un petit nourri exclusivement au lait maternel, et non aux poudres alimentaires, sera plus savoureux, sa chair plus grasse et raffinée. Pour les amateurs de saveurs prononcés, certains éleveurs font brouter leurs bêtes, et obtiennent une viande bien plus prononcée que celle du chevreau de lait. C'est logiquement dans le Poitou-Charentes, région d'élevages caprins par excellence, que l'on trouve la plus grande production de chevreaux. Consommé à l'origine lors des grandes fêtes religieuses, et notamment à Pâques, le chevreau a quelque peu été laissé sur le bord de l'assiette, à l'image de la chèvre que l'on ne consomme quasiment plus aujourd'hui.
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