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"Every man for himself ", l'album décisif d'Hoobastank

Après le succès de "The Reason", écoulé à 5 millions d'exemplaires, Hoobastank revient avec un troisième disque de morceaux rock post-grunge mélancoliques ou violents.

Un nouveau triomphe ?

Le succès planétaire de l'album "The reason" a permis à Hoobastank de se forger une réputation dans le monde très productif du rock californien. Pas étonnant, donc, de retrouver le groupe deux ans plus tard avec un disque conçu selon la même formule : un rock post-grunge alternant morceaux mélancoliques et violents. Si certains titres font preuve d'une maturité certaine, le disque pourrait décevoir par son manque d'éclectisme.

La solide voix de Douglas Robb

On retrouve cependant le chant puissant et maîtrisé de

Douglas Robb, qui signe tous les textes. L'artiste nous émeut toujours autant que sur " The reason " avec sa voix plaintive à souhait ("The first of me"), parfois amplifiée par des chœurs masculins ("Don't tell me"). Mais il sait également faire preuve de hargne sur des morceaux plus fédérateurs ("Born to lead"). L'ensemble reste donc homogène et digne du groupe dont les influences d'Incubus se sentent toujours. D'autres formations californiennes semblent les avoir inspirés, et notamment les Red Hot Chili Peppers sur le sexuel et brutal "Inside of you", ainsi qu'Offspring sur le plus violent "Whithout a fight".

Une plus grande musicalité

Si cet album a gagné en maturité, c'est bien concernant son instrumentalisation. D'abord le bassiste Josh Moreau a été remplacé par Paul Bushnell et Chris Chaney qui se partagent les morceaux et apportent ainsi chacun leur touche personnelle. Mais c'est surtout la guitare de Dan Estrin (qui a composé tous les titres) qui impressionne, notamment sur "Look where we are" où plusieurs passages en solo lui sont accordés. Mais la qualité de leur musique est vraiment dévoilée par "More than a memory", un morceau mélodieux où accordéon, trompette et flûte viennent appuyer une guitare sèche et des chœurs d'une légèreté absolue. Il est sans aucun doute le morceau le plus surprenant de cet album pour son mélange de cultures musicales. D'autant plus si on le compare à l'introduction raide et ironique "The rules" qui rappelle le monde rigide de l'Armée. Quelques bonnes tentatives, donc, pour ce troisième album qui devrait plaire à la jeunesse "pop-rockienne".

En savoir plus Le site officiel d'Hoobastank

Dossier réalisé par Camille Dubois, L'Internaute
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