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| Photo prise du bas du cour Saint Pierre en 1941. De l'autre coté du pont de la Rotonde, les deux tours Lu. Photo © Archives Municipales de Nantes |
Aujourd'hui, une seule tour s'élève face au château des Ducs de Bretagne. L'Internaute Magazine Photo © Nathalie Favreau |
Tout commença à Paris durant l'exposition universelle de 1900. Adossée au Trocadéro et face à la tour Eiffel s'élève une usine-palais sur pilotis. Louis Lefèvre-Utile, célèbre biscuitier nantais passionné d'architecture veut en faire le symbole d'une industrie puissante et florissante. Pour le fondateur, "susciter la gourmandise… " est la clé de la réussite. Le pavillon Lu de l'exposition universelle, qui a la forme d'une tour surmontée d'un phare tournant, reçoit le Grand prix de la biscuiterie, récompense qui marque l'âge d'or du "Petit Lu" nantais.
En 1905, le biscuitier se lance, au coté de l'architecte Auguste Bluyssen, dans la construction de deux tours massives face au château des Ducs de Bretagne et dans le prolongement des cours Saint Pierre et Saint André. La construction s'achève en 1909.
Trois parties composent ces tours. Le corps, formé d'une fenêtre à trois baies, est surplombé d'un ange brandissant une trompette. Le dôme, quant à lui, ouvert par six fenêtres, est décoré d'aigles sculptés, symboles de force et de prestige. Enfin la lanterne, prototype du phare Lu présenté à l'exposition universelle, est coiffée d'une flèche de métal qui culmine à 38 mètres de haut. Les nantais pourront en profiter pendant près de 35 ans avant que les bombardements de 1943 qui ravagent Nantes détruisent partiellement les tours. La première disparaîtra entièrement, l'autre conservera sa hauteur jusqu'à ce qu'elle soit décapitée lors de grands travaux en 1970.
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En 1997 l'architecte Jean-Marie Lépinay se voit confier par la municipalité la rénovation de la tour. Objectif : mettre le dôme à neuf pour l'arrivée de la coupe de monde de football en juillet 1998. Le pari est réussi. A partir d'archives et de photos anciennes, les couleurs bleu, rouge et or réapparaissent aux yeux des nantais.
Aujourd'hui, les initiales Lu ont changé de signification et désignent désormais le Lieu unique, centre d'arts aux activités multiples. En quelques secondes d'ascenseur ou 130 marches plus haut, Nantes s'observe grâce au
"Gyrorama ", plate-forme qui s'oriente à l'aide d'une manivelle au bon soin des curieux. Au dernier étage, une vidéo relate l'histoire de l'usine illustrée d'un riche fond de photos d'archives.