Les thérapies corporelles peuvent représenter une alternative intéressante pour les hypocondriaques "récalcitrants" qui rechignent à suivre une psychothérapie. Il s'agit de passer par des méthodes qui font appel au corps pour aller ensuite soigner l'esprit.
Les techniques de relaxation offrent souvent des résultats intéressants. Michèle Declerck utilise ainsi la sophrologie, qu'elle maîtrise depuis longtemps. "Elle a le grand mérite de faire baisser le niveau global d'anxiété, ce qui constitue un bon début. J'utilise souvent des techniques de respiration, particulièrement indiquées pour faire diminuer ce type d'angoisse, à moins évidemment que les symptômes de l'hypocondriaque ne se situent au niveau respiratoire, mais c'est rare."
Peu à peu, le patient se détend et prend conscience de son corps à travers ses respirations. "Le sophrologue insiste sur les sensations de chaleur et de pesanteur pour obtenir un relâchement corporel. (...) L'objectif est de faire émerger une prise de conscience du corps tout entier, dont on découvre qu'elle coïncide avec une prise de conscience de soi. (...) Cela enlève au corps son caractère étrange et permet de se l'approprier."
L'hypnose peut constituer une autre option. "Le "jeu" consiste à obtenir des modifications du comportement en quelque sort à l'insu du patient. D'où leur succès auprès d'un certain type de malades qui voient là la possibilité de changer "sans effort"", explique Michèle Declerck dans son livre "Le malade malgré lui".
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