http://www.linternaute.com/sante/magazine/dossier/securite-hopital/9.shtml
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Les bistouris oubliés dans l'abdomen et les histoires de jambe gauche amputée alors que c'était la droite qui était gangrénée ne sont malheureusement pas que des mauvais scénarios de série télé. Les erreurs médicales sont courantes, mais heureusement rarement aussi graves.
» Définition : peut être considérée comme erreur médicale toute complication postopératoire sans commune mesure avec l'acte pratiqué et les suites qu'on pouvait attendre. "Les erreurs sont plus fréquentes dans certaines disciplines telles que la chirurgie ou la radiothérapie. Elles surviennent également dans la prescription ou l'administration de médicaments", énumère le Dr Dominique Courtois, président de l'Association d'aide aux victimes d'accidents corporels (AAVAC). » Les erreurs médicales répandues
: parmi les erreurs les plus courantes qui engendrent des conséquences
parfois désastreuses, on retrouve l'opération pour hernie discale.
Cette intervention chirurgicale consiste à retirer tout ou partie d'un
disque vertébral qui appuie sur le nerf sciatique. Si un saignement n'est
pas pris à temps, cet acte peut entraîner une paralysie de la jambe.
Les accidents sont assez nombreux également dans la spécialité
gynécologique. Certaines interventions ont lieu par célioscopie
et il arrive que des organes soient perforés si les instruments sont mal
manipulés à un moment donné. "Ce n'est pas une faute
technique en soi, mais il faut diagnostiquer et traiter aussitôt, ce qui
n'est pas toujours le cas", précise le Dr Courtois. Le cas échéant,
ce type d'erreur peut entraîner une péritonite qui peut elle-même
conduire à la mort.
» Comment savoir qu'on a été victime d'une erreur médicale ? "Lorsque des complications surviennent après l'intervention, qui ne sont pas celles que nous a indiqué le médecin avant l'intervention, ces complications peuvent être considérées comme les conséquences d'une erreur médicale, explique Dominique Courtois. Aujourd'hui, le médecin a l'obligation de vous avertir au moins 15 jours avant l'intervention de toutes les complications possibles, y compris celles qui sont considérées comme exceptionnelles. Le patient signe alors un document de consentement éclairé. Bien sûr, ce délai de 15 jours ne s'applique pas lorsqu'il s'agit d'une urgence." » Combien y a-t-il d'erreurs médicales ? C'est là le hic. Pour l'heure, une seule étude récente a été menée en France pour tenter d'en savoir un peu plus sur la quantité d'erreurs médicales. Cette Enquête nationale sur les événements indésirables liés aux soins a montré que la France avait un taux d'erreurs médicales comparable à la Grande-Bretagne. Entre 350 000 et 460 000 "effets indésirables graves" surviendraient chaque année au cours d'une hospitalisation. Soit 3,5 % des admissions en chirurgie et 4,5% en médecine. L'AAVAC dit quant à elle recevoir environ 10 000 dossiers à traiter chaque année.
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