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Pourquoi se plaint-on du trou de la couche d'ozone ?

A l'approche des grandes chaleurs, en ville, l'ozone est un indicateur de pollution. Pourtant, ce gaz qui parait si mauvais pour nos poumons semble manquer au-dessus de l'Antarctique. Alors, l'ozone, ami ou ennemi ?

L'ozone en altitude protège mais l'ozone au sol pollue. Pourtant, il s'agit de la même molécule : un composé chimique comportant 3 atomes d'oxygène (O3), gazeux à température ambiante. La différence entre l'ozone polluant et l'ozone protecteur se situe en l'altitude.

L'ozone au sol : irritant

Le premier est dit troposphérique. Il se forme sous l'action de la lumière solaire à partir d'une réaction entre l'oxygène de l'air et les polluants comme le dioxyde d'azote (NO2) ou les hydrocarbures imbrûlés émis par les gaz d'échappement.

Le trou de la couche d'ozone, au dessus de l'Antarctique, en 2004. © Nasa
"La différence entre l'ozone polluant et l'ozone protecteur se situe en l'altitude. "

Lors des canicules, son évacuation vers les couches supérieures de l'atmosphère est freinée. L'ozone s'accumule alors près du sol, ce qui peut entraîner des problèmes respiratoires chez les personnes fragiles. En effet, ce composé est un gaz irritant, voire toxique s'il est inhalé en grandes quantités. L'ozone troposphérique a d'autres effets pervers : il entraîne la diminution des récoltes céréalières, l'accélération de la corrosion de métaux et celle du vieillissement des plastiques.

L'ozone au ciel : protecteur

En revanche, l'ozone dit stratosphérique lui, nous protège et forme ce que l'on nomme "la couche d'ozone". En réalité, ce gaz ne forme pas exactement une couche uniforme mais se trouve en concentration maximale entre 15 et 20 km d'altitude. Là, le nombre de molécules d'ozone présentes par unité de volume est plus important qu'à d'autres altitudes.

D'où vient son rôle protecteur ? L'ozone filtre une partie des rayons émis par le Soleil, et notamment les UV b et c (dont les longueurs d'onde sont comprises entre 230 et 300 nanomètres) nocifs pour la matière vivante et entre autres responsables de cancers de la peau. Sans l'ozone, la vie sur Terre ne serait sans doute pas possible.

Des "trous" dus à la pollution

Or, dans cette couche se produisent parfois des "trous". Il s'agit en réalité non pas de trous mais de zones où le nombre de molécules d'ozone est anormalement faible, si bien que l'absorption des rayonnements UV est moins efficace.

Ces "trous" n'apparaissent pas par hasard. Les responsables ? Les gaz CFC (Chlorofluorocarbone), très utilisés dans l'industrie jusqu'en 1990. Ils montent dans la haute atmosphère, s'y dégradent sous l'action des rayonnements UV, et se transforment en molécules actives qui catalysent la destruction de l'ozone. La France a arrêté d'en produire en 1996.

Finalement, que ce soit pour éviter les pics d'ozone au sol, ou pour protéger la couche d'ozone en l'air, dans les deux cas, il faut limiter la pollution.

Dossier réalisé par Sophie Fleury, L'Internaute
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