
» Titre : "Babylone sous les bombes"
» Auteur : Stéphane Mariesté
» Editeur : Intervista (10 mai 2006)
» Genre : Roman - Littérature
» Public : A tous ceux contre la guerre en Irak mais aussi aux amateurs de textes originaux et bien écrits.
» Résumé :
Sous la forme d'un journal, un jeune homme raconte ses préoccupations et aspirations, au fil des vingt-huit premiers jours d'une guerre. Alors que les Alliés bombardent et envahissent l'Infâmie afin d'y instaurer une démocratie, les non-Alignés protestent contre une guerre injuste. Omniprésent, ce conflit pénètre dans le quotidien du héros par l'intermédiaire des médias mais aussi de sa belle voisine. Prénommée Babylone et probablement d'origine infâme, la jeune femme s'installe progressivement chez lui et ravit son cur.
Une autre passion taraude le narrateur : la littérature et les mots. Au chômage, il a entrepris l'écriture d'un roman, son "chef d'uvre", et gagne de l'argent en déchargant des marchandises. C'est ainsi qu'il côtoie Zoran, un immigré slave muet et qu'il prend quotidiennement son café au prix d'une citation chez Toine, un cafetier amateur de littérature. En bref, Stéphane Mariesté nous parle de gens simples et attachants, prônant un certain humanisme.
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» L'avis de la rédaction :
Avec un narrateur au chômage et une histoire teintée de guerre en Irak, "Babylone sous les bombes" aurait pu s'inscrire dans la lignée de livres fatalistes et sombres qui fleurissent à notre époque. Loin de céder à ce penchant, Stéphane Mariesté nous offre ici un roman lumineux de créativité et d'ingéniosité, bourré d'humour et de jeux de mots. Fin observateur, il nous livre, à travers de multiples digressions, une vision acérée de la société contemporaine, creusant les non-dits, non sans une certaine poésie.
» Passages marquants du livre :
"Les Alliés nous ont punis pour notre comportement antiguerre et un peu plus de soixante millions de non-alignés ont été envoyés au coin. Hou les vilains. Par chance, nous vivons dans un hexagone. Les hexagones sont pleins de coins. Du coup ça ne s'est pas trop remarqué et on a continué à vivre comme si de rien n'était. Ce qui laisse à penser que tant qu'il y aura des coins nous serons un peu à l'abri des cons et, donc, il est permis d'espérer." (Dernières lignes p.213)
"J'uvre pour un consortium gigantesque, un corsortium qui jamais ne délocalisera, qui jamais pour des questions de coût n'ira chercher main-d'uvre ailleurs, et qui, par-dessus le marché, me laisse du temps libre, plein. [...] J'ai la belle vie. Celle d'un chômeur." (p.11-12)
» Biographie :
Né en 1964 dans l'Ariège, Stéphane Mariesté a grandi au Sénégal, puis étudié à l'École Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Etienne. Entre la Nouvelle-Calédonie, Tahiti et la France, terres de cœur ou d'accueil, il a exercé le métier de créatif et s'est essayé à bon nombre d'arts : du dessin à la musique en passant par la photo et la vidéo. C'est aujourd'hui à la plume qu'il s'attaque avec "Babylone sous les bombes".
Voir aussi » Le site internet de l'auteur
| Nom | Commentaire | Pour quel public |
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Marielle Lefébure |
"Babylone, symbole invisible d'une région dévastée par la guerre. Stupide guerre, l'auteur n'a pas son pareil pour le démontrer avec humour et cynisme. Babylone, femme sensuelle, incarne la vie. Passages incessants d'un front à l'autre, avec agilité et répartie. L'auteur a ses personnages dans la peau et glisse un peu de lui-même dans beaucoup d'entre eux. C'est doux et fort à la fois. Comme l'amour. Comme la vie." | Aux amoureux de l'amour, des mots et de l'humanité. |
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