| Pratique |
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Nom : le Pont du Gard |
Situation : dans le Gard,
en région Languedoc-Roussillon |
Y aller : gare TGV de Nîmes
et Avignon |
Sur le Web : www.pontdugard.fr |
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De l'art des Romains
Elément d'un grand aqueduc, le Pont du Gard fut édifié
par les Romains vers 50 après J-C. Sa construction
dura 5 ans sur les quinze années que nécessita
la réalisation de l'aqueduc entier. Grâce à
lui, l'eau captée près de la ville d'Uzès
était acheminée sur 50 km pour atteindre
Nîmes. La ville, en plein essor urbain, recevait ainsi
l'eau nécessaire aux établissements publiques
et aux habitations privées. Le débit moyen s'élevait
à 20 000 m³ par jour sur l'ensemble
du trajet. Le Pont du Gard est la partie la mieux conservée
de l'aqueduc. Avec 48 m de hauteur et 490 m de longueur,
c'est aussi le pont-aqueduc romain le plus élevé.
Il est aussi le seul pont-canal à trois étages
encore debout aujourd'hui. Ses trois ponts superposés
sont constitués de 6, 11 et 35 arcades et l'arche centrale
du pont est large de 24,50 m. Ces dimensions impressionnantes
font la renommée du site et prouvent aussi le talent
des batisseurs romains. La pierre utilisée est d'origine
locale et les carrières sont d'ailleurs toujours accessibles.
Les chercheurs estiment que l'aqueduc a fonctionné
500 ans, avec un pic d'utilisation aux IIème et IIIème
siècles. Des dépots de calcaire et des problèmes
d'entretien ont conduit à son abandon au VIème
siècle, à la fin de l'Empire romain.
L'épreuve
du temps
Au cours du XIIème siècle, la pierre du Pont
sert de matière première à la construction
d'édifices religieux dans la région. Le Pont
reste néanmoins un axe de communication important,
au XIVème siècle pour les charettes puis au
XVIIème pour les voitures. Grâce à Prosper
Merimée, le Pont du Gard fut inscrit dès 1840
aux monuments historiques et bénéficie de deux
campagnes successives de restauration. Le XXème siècle
marque un nouveau tournant pour le Pont. Alors que le passage
des camions fragilise sa structure, c'est son potentiel touristique
qui est peu à peu remarqué et exploité.
Des aménagements deviennent nécessaires, mais
ils sont réalisés de manière anarchique,
ce qui met le monument en danger. En 1985, le Pont du Gard
est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, permettant
la conception et la réalisation un projet d'équipement
moderne et respectueux du site.
Un site touristique exceptionnel
Avec plus d'un million de visiteurs par an, le Pont du
Gard est le monument antique le plus visité de France
mais son état de délabrement inquiète.
Après avoir rejetté l'idée d'un parc
d'attractions, les autorités ont mis en place le grand
projet qui a donné sa forme actuelle au site. En
tout, c'est un territoire de 165 ha qui a été
aménagé et mis en valeur. Depuis 2000, le site
est de nouveau ouvert au public. Les visiteurs peuvent toujours
se rendre gratuitement, mais uniquement à pieds, jusqu'au
pont et profiter de cet espace naturel. Mais ils pourront
aussi visiter les différents musées ou expositions.
Le projet a ainsi mêlé la tradition d'un site
ouvert et accessible avec sa protection et sa valorisation.
C'est visiblement une réussite puisque le site a reçu
le label, "Grand site de France" en juin 2004. Désormais,
le Pont du Gard est inserré dans un espace protégé.
Du parcours au coeur de la garrigue aux expositions sur l'art
de vivre romain, toutes les richesses de la région
y sont exposées. On peut aussi découvrir les
techniques de construction du Pont. Cette question, longtemps
discutée par les archéologues semble aujourd'hui
avoir trouvé une réponse. L'extraction des pierres
reposait sur un processus complexe. Des blocs rectangulaires,
délimités au préalable, étaient
arrachés grâce à des coins de bois. Les
environs du Pont se caractérisent quant à eux
par un paysage méditerranéen exceptionnnel,
marqué de la présence de nombreux autres vestiges
antiques.
D'une forte valeur historique et archéologique, le
Pont du Gard est aujourd'hui un site touristique majeur pour
la région. Il fait l'objet d'une protection efficace
et d'une mise en valeur nécessaires à sa sauvegarde.
Espérons qu'il verra encore longtemps couler l'eau
du Gardon.
© Site du Pont du Gard,
photo : B. Liégeois
Rédaction L'Internaute
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