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"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan

Publié le 04 octobre 2011 par Fabien Dabert
rien ne s'oppose à la nuit
© JC Lattès Rien ne s'oppose à la nuit

L'auteur de "No et moi" s'est ici épanchée -avec la bénédiction outre-tombe du grand Alain Bashung- sur le décès de Lucille, sa mère, fille d'une grande famille atypique.

Au milieu de la fratrie, Lucile est une petite fille belle et mystérieuse.
Elle possède déjà les prémices d'une différence. Une fêlure. Nous la suivrons jusqu'à la fin de sa vie, puisque c'est sa mort qui ouvre le roman.
L'écriture permet de lever le voile sur des secrets enfouis. Ce roman est une clé pour l'auteur.
Une clé qui doit dissiper le brouillard autour de sa mère.

A la mort de celle-ci, Delphine de Vigan s'est plongée dans l'écriture. "Les Heures souterraines"  était le résultat de cette immersion, et, déjà, l'ombre de sa mère venait hanter sa plume. C'est alors que "Rien ne s'oppose à la nuit"  s'est imposé de lui-même. L'auteur ne pouvait plus écrire d'autres histoires avant de se plonger dans la sienne. Ou plutôt celle de sa mère.

Et l'on comprend aisément,  une fois le roman lu, pourquoi elle devait raconter le destin de celle qui l'a mise au monde.

Patrick Bagyoni,

Librairie Broglie

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