Les sorties du mois de septembre "Une bien étrange attraction" de Tom Robbins

Envie d'exotisme, de jamais lu, de pure folie, d'ésotérique et de liberté ? Nous avons le roman qu'il vous faut. En réalité, c'est un roman de la rentrée littéraire de 1971. Il nous parvient avec un petit peu de retard mais son état de conservation est idéal. Comme les plats mitonnés ou les bons vins, il a même sûrement gagné en épaisseur et en saveurs. Au moment de sa parution, "Une Bien étrange attraction" de Tom Robbins était déjà un O.L.N.I (Objet Littéraire Non Identifié), bizarrement ce statut n'a fait que s'amplifier avec les années.

Il raconte l'histoire d'Amanda, jeune et belle jeune femme, tout en sensualité et son mari John Paul Ziller, musicien et magicien né en Afrique (à moins que ce soit en Inde ?). Ils décident d'ouvrir un zoo de bord de route, composé d'un cirque de puces, d'une mouche tsé-tsé et d'une poignée de serpents en voie de disparition.

Un jour, le meilleur ami de Ziller, Plucky Purcell ancien quaterback, se retrouve sans vraiment le vouloir, embrigadé dans l'armée secrète du Vatican. L'occasion pour lui de tomber sur le plus incroyable secret de tous les temps... (Plus fort que le DaVinci Code !) Un secret tellement énorme qu'il lui vaut d'être poursuivi ainsi que ses amis, par le FBI, la CIA... et les gardes suisses.

Le roman commence à la manière d'Ainsi Parlait Zarathoustra en évoquant l'enfance et les faits d'Amanda, tels une genèse sacrée. Multipliant les points de vue et les voix narratives (de ce point de vue de livre termine en apothéose) Tom Robbins raconte l'esprit des années 1960 : libre, coloré, halluciné, mais aussi métaphysique et fragile

L'extrait

"Ces gens qui attachent de l'importance à la liberté, la vraie liberté - non pas la liberté de dire "merde" en public, ou de critiquer leurs dirigeants, ou de prier Dieu dans l'église de leur choix, mais la liberté d'être libre de tout langage et de tout dirigeant et de tout Dieu, eh bien, ces gens-là, doivent utiliser le style pour modifier le contenu. Si notre style est magistral, s'il est fluide et en même temps complet, alors nous pouvons nous re-créer ou plutôt, re-créer l'Infinie Loufoquerie en nous." Page 242.

Une introduction à l'univers de Tom Robbins

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