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La Saint-Valentin approche à grand pas. A cette occasion, L'Internaute vous propose de déclarer votre flamme. Que ce soit à travers vos mots ou ceux d'un auteur célèbre, faites-nous découvrir vos plus beaux poèmes d'amour !
Dossier Saint-Valentin
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 St Valentin  

Pascal Dupont , Hyeres

St Valentin
Pascal Dupont

A qui est destiné ce poème ?

Pour toutes les femmes.

Quel est le titre de poème ?

St Valentin.

Maintenant à vous de déclarer votre flamme en quelques vers et sonnets.(merci de préciser le nom de l'auteur et le livre dont est tiré l'extrait si vous n'en êtes pas l'auteur).

A mon Amour, je n’ai pas besoin de faire de longs discours car elle me répond toujours avec des grands silences mais ses yeux brillent un peu plus, quand elle est d’accord, pour nos accords... Elle garnit ses longs cheveux tressés avec des fleurs des champs et elle rit quand sa jupe tourne en grand sur ses cuisses blanches... Elle n’a peur de rien car elle croit en tout. Elle n’est pas méchante, non, mais elle arrive quand même à me faire rougir quand avec son foulard, elle me retient et me garde prisonnier dans ses sourires en formes de promesses. A mon Amour, je n’ai pas besoin d’apporter un bouquet de roses pour sentir le doux parfum qui habite son cou, si près de son oreille, là où la boucle brille bien moins que ses dents si blanches. Elle oscille sur ses hanches dans une chanson connue que par sa seule mémoire et elle danse dans ses refrains, cette belle sorcière et c’est moi qui suis envoûté par ses incantations muettes et voluptueuses. Elle occupe tout l’espace de mes regards, elle subjugue le présent et m’invite dans son futur. A mon Amour, je n’ai pas besoin de mentir. Elle est belle et elle le sait pour tous les visages qui se tournent sur son passage qui s’éclaire avec sa démarche souriante et c’est moi qui hérite en grand, de tout ce Bonheur. Elle déplace le vent accommodant et lui invente des effluves nouvelles et c’est moi qui reste dans son sillage, enivré, perdu dans le trouble de ses simagrées. On la respire mais c’est moi qui cueille cette fleur et qui la déshabille en comptant ses pétales... A mon Amour, je n’ai pas besoin de faire le galant. Elle m’aime sans détour, sans tricher et sans mentir. Je suis le propriétaire de son cœur et j’ai la clé pour le remonter et lui faire battre la chamade, pour lui faire tout oublier, pour la protéger, pour la chérir tous les jours et toutes les nuits. Et quand ses cils clignotent dans la chaleur de nos élans cadencés, elle sait encore me mordre les doigts ou les joues, me griffer le dos ou le cou, crier ses frissons ou ses mots doux au creux de mon oreille attentive... A mon Amour, je n’ai pas besoin d’accrocher de chaînes à ses poignets. Elle est ma Maîtresse et je suis son valet, elle est ma Princesse et moi, je suis son amant. Quand la nuit nous surprend, quand je compte et recompte les étoiles dans ses yeux conquis, quand la lune se voile de pudeur, sans rancune, pour avoir dérangé quelques épis de blés mûrs dans un champ complice, alors le temps se permet de nous attendre. S’il est vrai que le Bonheur se compte en secondes, avec mon Amour, j’ai des années de fortune dans mes poches profondes… A mon Amour, je n’ai pas besoin de parler d’avenir. Nous sommes locataires du Présent magique. Nous avons la terre et le ciel comme témoins, nos mains se tiennent quand elles ne caressent plus, nos yeux se touchent pour unique et suprême fidélité, nos lèvres sont les amarres vivantes de nos corps enlacés. Nous sommes soudés pour le meilleur. Nos silences sublimes sont des approbations criantes... J’aime la respirer comme la plus belle fleur sauvage d’un champ immense. Son odeur est mon parfum, son rire est ma musique, sa voix est mon hymne, ses seules larmes reconnaissantes sont mes décorations intimes. A mon Amour, je n’ai pas besoin de survivre si son mouchoir venait à tomber, si l’orage venait à bousculer, plier ou torturer cette fleur miraculeuse aux mille pétales, si le destin chagrin venait à épuiser son existence unique, si le hasard venait à perturber la destinée de notre union sacrée, si le vent venait à souffler sur notre flamme pour me faire cendres. A mon Amour, je n’ai pas besoin d’exister, parce que j’aurai perdu l’envie de vivre. Mais elle est là, vivante et je peux voir sur sa poitrine, le calme va-et-vient de sa respiration assagie, retrouvée. Elle bat la mesure de ce que je suis. Si elle savait tous les pouvoirs qu’elle a… Elle est ma Passion aujourd’hui et pour l’Eternité. Elle est mon Berger et je suis l’agneau, elle est l’anneau et je suis le doigt de son esclave le plus fervent, le plus dévoué, le plus assidu... Elle est ma foi, mon drapeau multicolore et ma loi. A mon Amour, je n’ai pas besoin de porter des fleurs coupées comme à un convalescent, à une triste fête ou à une quelconque trêve en forme de bouquets de vaincus. Je fête mon Amour tous les jours du temps qu’elle m’aime, tous les jours bénis qu’elle daigne me trouver encore quelque charme grisonnant, tous les jours où mes caresses savantes s’accordent au diapason de son corps enfiévré, tous les jours, quand se posent mes décorations… Mon Amour est une fleur si belle qu’elle ferait pâlir le plus beau bouquet et je suis le jardinier de son cœur. J’aime perturber ses battements dans la démesure de mes forces et de mes émois en vigueur appliquée ; j’aime décoiffer ses boucles blondes et les emmêler dans des épis de blé trop mûrs… A mon Amour, je n’ai pas besoin de faire de longs discours car elle me répond toujours avec des grands silences et je sais encore ma chance quand elle rit et qu’elle fait glisser sa jupe sur ses cuisses blanches, quand elle me danse ses refrains avec des sourires en forme de connivence sans manière, son foulard en bannière et qu’elle s’allonge cette belle Dame avec des soupirs de Femme…Pascal.

Publié le 02 février 2009

Elle
Lorsqu'on aime, les mots sont comme un bouquet de fleurs
Sylvie
Si le Prince Charmant de nos rêves de petite fille existait, ce sont les mots qu'il prononcerait certainement...
Gisèle Tassin
C'est tout simplement magnifique.. Elle a bien de la chance cette dame.Bravo Pascal, c'est excellent. Bises, Gisèel
Marie Claire Doux
Eh tu habites la planète mars ? Car ici sur terre c'est impossible ce que tu écris
Amélie
Et bien Pascal... Tout est colloré... (sourire)...
Mireille Jayet
Oui joli poème...
Anne-Marie Justice
Quelle femme ne rêverait pas qu'on lui déclare une telle flamme ! Il existe encore Un romantique contemporain c'est rassurant dans ce monde où les couples se consomment et se consument trop rapidement. Bravo et merci pour cet exquis moment de douceur et de poésie
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