De l'explication des textes aux incontournables rédactions, l'école vous a-t-elle donné le goût de la lecture ? Pour vous, la littérature et l'école font-elles bon ménage ? Participez
Pas assez d'accompagnement des jeunes Marie-Anne Quand vous étiez à l'école, aimiez-vous les cours de français ? Oui, même si les profs ne savaient pas toujours valoriser cette matière et encourager les élèves à l'aimer.
Quels étaient vos exercices préférés (lecture, explication de texte, rédaction...) ? Pourquoi ? J'aimais bien la lecture (plutôt individuelle), l'explication de texte et la rédaction qui permettaient de s'exprimer et de donner sa vision du sujet, mais pas les résumés, trop réducteurs.
Etiez-vous satisfait de la variété des livres étudiés (époques, styles, thèmes, origines) ? Pas trop. Ou les profs se limitaient au classique, ou ils voulaient faire original, mais les élèves qui n'avaient pas des parents-profs, avaient du mal à s'intéresser à des livres qui les changeaient trop de leurs lectures habituelles (romans pour enfants et ados, BD) ; on n'était pas assez accompagnés par les profs dans l'évolution de nos lectures.
Est-ce que les professeurs de français que vous avez croisés dans votre scolarité vous ont marqué ? Pourquoi ? 1 ou 2, l'une parce qu'elle était originale et cherchait à nous ouvrir aux choses de la vie, à se servir des moyens de communication existants, des émissions à la mode (comme le Petit Théâtre de Bouvard à l'époque) pour nous faire réaliser un projet en commun, nous extravertir. L'autre visait des sujets plus culturels, plus classiques, mais était intéressante aussi et nous laissait choisir un texte à apprendre, qui nous inspire.
Quels sont les livres étudiés qui vous ont le plus marqué ? Pourquoi ? "Les Hauts de Hurlevent", "L'Etranger de Camus". Cela se passait dans une ambiance particulière et avec une mentalité en dehors des normes, mais qui fait réfléchir sur les drames qui peuvent amener certaines personnes à penser et à réagir de manière "politiquement incorrecte", excessive et violente parfois.
Si vous aviez des conseils à donner aux instituteurs et aux professeurs de français, lesquels feriez-vous ? J'inciterais surtout les profs à aider les jeunes à évoluer progressivement de la lecture pour enfants à la lecture pour ados, puis pour adultes, sans les brusquer et en la leur faisant aimer.