Depuis 1981, une loi impose aux éditeurs de fixer un prix unique pour chaque livre et limite le rabais à 5 %. Aujourd'hui, le PDG des magasins Leclerc veut faire abroger cette loi. Qu'en pensez-vous ? Participez
Leclerc détruit la littérature Roger Vaquette, Montauban La loi Lang de 1981 est-elle une bonne mesure ? Cette loi permet aux libraires d'exister. Les supermarchés ne travaillent qu'avec certains éditeurs à gros tirages avec des auteurs du genre de Sullitzer, Frédéric Dard et Barbara Cartland. Les libraires travaillent avec tout le monde. Les espaces dits culturels des Leclerc and Co sont le reflet du reste de leur magasin : vendre tout et n'importe quoi comme marchandises payées à 90 jours. Pendant le laps de temps entre la vente au consommateur et le paiement au fournisseur, l'argent récupéré leur permet de monter en Bourse. L'exemple des stations services est flagrant : il ne reste que les station d'autoroute et les supermarchés et tous se gavent sur notre dos.
Pour vous, le prix des livres est-il trop élevé en France ? Non.
Selon vous, l'abrogation de cette loi pourrait-elle relancer le marché du livre ? Non car les supermarchés vendraient encore plus de choses inintéressantes.
Le livre est-il un bien de consommation comme un autre ? Cela dépend des livres. Il y a des livres que l'on ne relira jamais qui n'ont qu'un but : tuer le temps la littérature de gare que l'on trouve dans les grandes surfaces que l'on garde que l'on relit, que l'on fait passer de génération en génération.