Lorsque l'on passe le baccalauréat, le français est une épreuve obligatoire. Cela vous évoque sûrement des souvenirs, qu'ils soient bons ou mauvais. Partagez-les avec nous. Participez
Triste allégresse ! Nicole, Près D'Angoulême En quelle année avez vous passé le bac de français ? en 1981.
Dans quelle section étiez-vous ? Section C
Quel souvenir avez-vous gardé de cette épreuve ? Avez-vous une anecdote à nous raconter ? Terrible, j'étais nulle archi nulle en français et je ne faisais pas trop d'effort pour m'améliorer. J'avais appris bêtement les textes, comme ça se faisait. La prof m'interroge sur "Le ciel est par dessus les toits" de Verlaine, un poème triste au possible qui raconte ce que voit un prisonnier depuis sa fenêtre de prison. J'ai récité mon laïus bien appris et pas forcément bien compris d'ailleurs. Tout se passait bien, jusqu'à ce que la prof me demande comment je trouvais ce poème. Et là, je ne sais pas pourquoi j'ai utilisé un mot que je n'utilisais jamais : je lui ai dit "il est plein d'allégresse". Devant son air étonné, je lui ai répété ce que je croyais être la même chose mais avec d'autres mots : "c'est un poème très triste". Là, elle m'a dit que je pouvais partir. Ayant souvent entendu ma mère parler de chants d'église remplis d'allégresse, j'étais persuadée que ça symbolisait ce qu'il y avait de plus triste et ennuyeux. Voilà comment on fait un superbe contresens et que l'on récupère un 7 à l'oral de français ! Je n'ai jamais réussi à intégrer que l'allégresse c'était la joie complète. Non, décidément, allègre et aigre, vont mieux ensemble. Depuis, je n'emploie plus ce mot. Et surtout, quitte à avoir l'air ridicule, maintenant je demande toujours le sens d'un mot quand j'ai un doute !