Lorsque l'on passe le baccalauréat, le français est une épreuve obligatoire. Cela vous évoque sûrement des souvenirs, qu'ils soient bons ou mauvais. Partagez-les avec nous. Participez
Nouveaux coefficients pour mon plus grand malheur Olivier Kaplan, St Germain-En-Laye, A L'Epoque En quelle année avez vous passé le bac de français ? 1984
Dans quelle section étiez-vous ? B - économique et social
Quel souvenir avez-vous gardé de cette épreuve ? Avez-vous une anecdote à nous raconter ? Les coefficients du bac français étaient alors mi-2003 de 1 pour l'oral et 2 pour l'écrit, ce qui était déjà largement assez au regard du nombre d'œuvres que j'avais lues à l'époque. Nous avons alors appris à la rentrée de 1ère que l'écrit avait été revalorisé et passé de 2 à 3 : bonjour le handicap avant d'attaquer les épreuves de Terminale !
Avec ma faible culture littéraire de l'époque, j'ai décidé de me focaliser sur le commentaire de texte, que je choisissais tout au long de l'année épreuve après épreuve. Je suis ainsi passé d'une note de 4 à mon premier devoir aux alentours de 10-12 en fin d'année, maîtrisant plutôt pas trop mal l'exercice.
Arrivé le jour du bac, je ne regarde même pas les différents choix et fonce d'emblée vers le commentaire. Je décortique le texte comme d'habitude, et sors plutôt satisfait.
Un copain plus âgé m'inquiète à la sortie en me déclarant que j'ai fait la plus grave erreur en suivant le plan conseillé dans la présentation du devoir. L'angoisse !
Arrive l'oral, pour lequel j'ai une liste de textes que je ne connais pas vraiment (la défense du titre de Noah à Roland Garros après sa victoire en 83 était plutôt mal placée et tout aussi intéressante que les œuvres complètes de Rousseau). J'aurais préféré "Candide" de Voltaire, mais c'est "L'Education Sentimentale" de Flaubert qui me tombe sur le coin du nez. Je m'en sors à peu près sur l'analyse du texte, quand l'examinateur me demande de passer à la 2e partie de l'oral (nouvelle réforme que notre prof ne connaissait manifestement pas). Il me demande de lui parler de la difficulté de l'être au 19e siècle. Ce coup-ci, impossible de broder, et le spectacle se termine assez rapidement.
Quelques jours plus tard, les résultats récupérés dans la boîte aux lettres me ramènent 3 trimestres en arrière et la peur du changement de coefficient : 9 à l'oral (pas si mal avec une demi-prestation) et 14 à l'écrit, note jamais atteinte au cours de l'année scolaire.
Comme quoi, tout peut arriver !
Quels sont les auteurs au programme qui vous ont le plus marqué ? Et pour quelle raison ? J'aimais bien Voltaire et Montesquieu, mais sans une soif de connaître débordante.