Mouiller son ancre. Ce geste peut paraître anodin et sans conséquence,
mais c'est loin d'être le cas.
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L'ancrage peut détruire beaucoup de plantes aquatiques.
Photo © Mathieu Hazard
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En effet, il est aujourd'hui reconnu que les ancrages ont un impact sur
les espèces fixées et les habitats.
Favoriser les mouillages organisés pour limiter
les nuisances
Par exemple, l'herbier de posidonie subit les perturbations multiples
qui ont engendré sa régression sur une bonne partie du littoral. Et les ancrages
approximatifs nuisent de façon spectaculaire aux herbiers de posidonie,
alors qu'un simple changement de méthode pour relever l'ancre serait
suffisant pour limiter ces nuisances.
La posidonie est protégée depuis 1988, et il est primordial pour la biodiversité,
notamment en Méditerranée, de participer à sa préservation. L'ancre et la
chaîne, en raclant le fond, peuvent décimer des colonies de prairies sous-marines.
| "Des études ont montré
qu'un ancrage sur un herbier de posidonie arrache jusqu'à 250 feuilles
à chaque fois" |
Ainsi, il est donc recommandé de choisir une zone de mouillage selon
la nature du fond, en visant une zone sableuse par exemple. Enfin, la côte
méditerranéenne a lancé une initiative pertinente en mettant en place des
zones de mouillage organisé, qui sont équipés de mouillages fixes n'ayant
aucun impact sur l'environnement.