Naissance d'une légende
Ces noms sont donnés aux parallèles à cause des vents
qui y habitent : les plus violents connus sur terre et situés entre les 40°
et 50° ou les 50° et les 60° de latitude sud dont on imagine
la force et le bruit impressionnant qu'ils peuvent dégager sur l'océan.
Très présents dans l'océan Austral, une fois passé le cap
de Leeuwin, leur puissance est due à la quasi absence de terres susceptibles
de l'atténuer.
La proximité de l'océan glacial Antarctique est à l'origine de tempêtes
dévastatrices. 90% de la glace de la planète se trouve en Antarctique. La
différence de température entre la glace et les eaux de l'océan génère un
mouvement d'air qui se déplace autour de l'Antarctique et qui crée à
son tour une succession de dépressions. Combinées aux vents d'ouest,
elles forment les conditions diluviennes des 40 rugissants et des 50 hurlants
tant redoutées par les marins qui s'aventurent sur les eaux de l'océan Austral.
Des hypothèses tangibles
Toute l'année, l'océan est balayé par des tempêtes dont les vagues peuvent
atteindre jusqu'à 35 mètres de hauteur. Pour compliquer davantage la
navigation, les icebergs dérivent dans ces eaux agitées.
En savoir plus : Redoutables
et terrifiants