A bord d'un voilier, d'un paquebot ou de tout autre bateau, vous avez vécu un événement qui n'était pas prévu au programme. Racontez-nous cette anecdote.
Expliquez-nous le contexte dans lequel vous vous trouviez (lieu, date, entourage...)
Le 4 juillet 1987, à 3 heures du matin, à 20 milles au large de Lisbonne, en route pour les Canaries, en solitaire.
Racontez-nous cet épisode et ses éventuelles répercussions.
J'étais à la barre, un peu somnolent, quand quelque chose m'a réveillé ; un rapide tour d'horizon me montre un navire par mon travers arrière, à moins de 50 mètres ; pas le temps de fuir ; juste le temps de m'aligner pour le laisser passer en rapant mon babord, ce qu'il fait, arrachant ma grand voile, cassant ma bôme alu et pliant mes chandeliers. Le mât tient le coup, bien qu'il ai rapé les vitres du pont de commande de l'autre. Je le prend sur radio, et lui demande comment il ne m'a pas vu, sur un mer d'huile avec toutes mes lumières allumées. Il parait qu'il n'y avait personne à la barre, et que le radar n'était pas en état de marche. C'était un navire usine de Vigo, le "Leon Marco 6", qui descendait faire du thon dans l'Atlantique Sud, selon ce qu'il dit ! J'ai eu de la peine à dormir les nuits suivantes, et n'ai jamais pu me faire rembourser les dégâts. Car, arrivé avant moi aux Canaries, le capitaine a déclaré que mes feux de mât ne fonctionnaient pas après l'accident. Bien évident puisqu'il venait de les casser ! Une belle peur qui m'a fait prendre un passager entre Las Palmas et le Brésil ! Par précaution !
Herve Talbot
Bonjour, moi aussi cela m'est arrivé. Je faisais route pour la Corse au départ de Porquerolles sous voiles, feux de route allumés, et un gros navire m'a foncé dessus sans dérouter sa route d'un poil et je ne sais comment j'ai réussi à l'éviter de justesse. Je crois que j'aurai pu le toucher avec la gaffe après, plus de jambes et la peur au ventre ! Mais cela m'a appris à me méfier des autres navires munis de tous les équipements : ais ; radar !