Sur les traces du gentleman cambrioleur
Les falaises d’Etretat ne constituent pas le seul intérêt de la petite station balnéaire de Haute-Normandie. Un sympathique musée s’offre également à vous. Comme son nom l’indique, le Clos Arsène Lupin ***, à travers une scénographie son et lumière, se consacre au personnage de fiction Arsène Lupin. L’emplacement et l’existence même du musée ne doivent rien au hasard. La demeure normande du n°15 rue Guy de Maupassant fut, en effet, la propriété de Maurice Leblanc, célèbre créateur des aventures de l’illustre gentleman cambrioleur. L’écrivain de roman policier, né en 1864 à Rouen, y passa chaque été pendant près de 20 ans, avec sa femme Marguerite et son fils Claude. C’est d’ailleurs, dans cette maison que l’auteur rédigea les différentes aventures d’Arsène Lupin. Au moment de la Seconde Guerre mondiale, les Leblanc s’exilèrent dans le midi de la France. Maurice Leblanc ne revint jamais à Etretat. La demeure changea plusieurs fois de propriétaire jusqu’à ce que Florence Boespflug, petite fille unique de Maurice Leblanc, apprenne sa mise en vente et décide de l’acquérir afin d’en faire un musée en l’honneur de son grand-père et de son héros de fiction. Elle imagina un itinéraire scénographique à travers la maison puis fit les travaux et aménagements ad’hoc. C’est ainsi que le Clos Arsène Lupin, également connu sous le nom « Maison Maurice Leblanc », fut inauguré le 26 juin 1999. Quelques indices sur la visite Après la traversée du jardin paysager et l’entrée dans la maison, où un certain « Grognard » accueille le public, la visite audio guidée démarre dans le cabinet de travail de l’écrivain Maurice Leblanc. Le visiteur y est guidé par la voix de celui-ci, en guise de bienvenue. Puis les paroles de Georges Descrières, Arsène Lupin du petit écran, prennent le relais. Celui-ci vous suivra d’ailleurs tout au long de votre visite de 3/4 d’heure, accompagnée de jeux d’ombre et de lumière. La recherche de l’énigme commence réellement dans la pièce suivante : « le repaire d’un Gentleman ». Il s’agit d’une petite salle richement décorée de « faux » objets d’art, dérobés par Arsène Lupin, lors de ses différentes aventures. S’ensuivent d’autre pièces aux noms aussi évocateurs qu’énigmatiques : « la chambre du Chiffre », « la Salle des 47 Lupins », « on touche au but ! », « le secret de l’Aiguille » et enfin « Lupin court toujours ». Mais n’en disons pas plus, l’énigme demeure irrésolue.
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