Le Fort du Roule

Situé dans le fort du Roule, dominant la rade de Cherbourg, le musée de la Libération propose au visiteur un parcours allant des « ombres de l’occupation aux lumières du débarquement ». Une scénographie didactique et enrichissante…

« Les ombres de l’occupation aux lumières du débarquement »

C’est selon cet axe qu’est construite toute la scénographie proposée par le musée cherbourgeois. Il met par ailleurs l’accent sur les conditions de vie des civils en temps de guerre.

La première salle dans laquelle on pénètre est donc très sombre. Cette partie de l’exposition est intitulée « La guerre, les idées, les victimes ». Elle rappelle aux visiteurs les premières heures de l’occupation en juin 1940. De nombreuses photos viennent illustrer ces sombres moments. Elles représentent notamment la population française poussée à l’exode. Une couverture des « Dernières nouvelles de Paris », datée du 27 juin 1940, rappelle les conditions de l’armistice signé par Pétain. Le visiteur peut également lire dans cette salle, la lettre d’un jeune résistant, condamné à mort à 17 ans. A chaque extrémité de la salle des scènes sont représentées. D’un côté des poteaux rappelant que de nombreuses personnes ont été fusillées, de l’autre, des valises, synonyme du départ vers l’Angleterre où s’est installée la résistance française. En fond sonore, une voix de femme égraine le nom des personnes déportées, fusillées…

La seconde salle est consacrée à la propagande allemande et française. Le visiteur y découvre notamment la célèbre affiche rouge stigmatisant le groupe Manouchian, constitué de résistants, d’immigrés communistes et de juifs. Des avis d’exécution rappellent que tout acte de sabotage ou de renseignement était condamné. Au fond de la salle, se trouve un poste de radio, seul lien avec le Général de Gaulle, basé à Londres.

La troisième salle a pour thème le débarquement et ses préparatifs. On y voit notamment des photos de la plage de Siouville et les lignes de défenses allemandes, ainsi qu’une vue aérienne du fort du Roule. Par ailleurs, on découvre le quartier général du Général Eisenhower. Des cartes expliquant la stratégie alliée, et le choix de la ville de Cherbourg, ainsi que des photos de soldats américains dans des barges, au moment du débarquement, viennent enrichir l’exposition. En fond sonore, le visiteur entend le bruit d’un avion.

Les salles qui suivent sont plus particulièrement consacrées à la vie des civils en temps de guerre. Une vitrine s’attarde notamment sur « la jeune France selon Vichy ». On y trouve tous les attributs des enfants sous l’Etat français. Deux autres vitrines intitulées « Vivre » et « Survivre » s’opposent et se complètent. Elles regroupent tout ce qui faisait le quotidien des Français pendant l’occupation : produits de beauté, bandes dessinées, disques, jouets mais aussi argent, nécessaire médical, chocolat en poudre… Un peu plus loin des objets représentent l’Allemagne nazie : drapeau, étui de pistolet, livre de musique marqué d’une croix gammée, cliché d’Hitler passant ses troupes en revue. Ces salles rappellent aussi que les civils devaient alors compter avec le rationnement et le marché noir.

La suite de l’exposition est consacrée aux « hommes dans la guerre », c'est-à-dire à tous les combattants. On y trouve quelques pièces d’armement : chargeur camembert, mitrailleuse d’aviation, tête d’obus… Une autre vitrine est consacrée aux prisonniers de guerre. Puis, le visiteur s’attarde sur quelques éléments rappelant la vie dans les camps : port de l’étoile jaune, livre de prière juif, casquette de surveillant du ghetto de Varsovie et aussi une émouvante photo de famille. On découvre ensuite le matériel des soldat américain et quelques objets qu’ils ont introduits en France : parachute, casque, bouteille de coca, harmonica…

Enfin, les dernières salles s’attardent plus spécifiquement sur la libération. On peut y lire des couvertures de « La Presse Cherbourgeoise » datant de juin 1944. Des cartes viennent également expliquer aux visiteurs les stratégies alliées. Dans la dernière salle, de nombreux textes et photos retracent la reconstruction du port de Cherbourg et son évolution depuis la fin de la guerre.

Une salle de cinéma propose au visiteur un film constitué d’images d’époque.

Histoire du fort de la Roule et du musée


Après avoir gravi une petite route en lacets, le visiteur
atteindra, le plus haut point du Cotentin, le Roule, situé à 117 mètres
au-dessus de la mer. Là, bâti sur les ordres de Napoléon III, le fort
domine Cherbourg et sa rade.

Etant donné son emplacement, le fort du Roule a toujours eu pour rôle
de défendre la ville. Ainsi, il devait empêcher toute invasion venant
de la mer, mais aussi des routes de Barfleur et de Paris.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il eut aussi un rôle essentiel.
Après d’âpres combats, les Allemands en prirent possession en juin
1940. Ils s’en servirent de forteresse jusqu’au 25 juin 1944, date à
laquelle les Américains en reprirent le contrôle, faisant ainsi de
Cherbourg le premier port libéré.

Dix ans plus tard, le président René Coty inaugurait le musée de la
Libération. Celui-ci fut complètement refait en 1994, à l’occasion du
60ème anniversaire de la Libération.
 Suite : les photos du musée

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Adresse Montée des Résistants
50100 CHERBOURG
Tel 02 33 20 14 12
Tarifs Plein tarif : 3,20 €
Tarif réduit : 1,70 € (moins de 18 ans, groupes de 10 personnes minimum, étudiants, enseignants)
Gratuit pour les enfants de moins de 7 ans le dimanche, les groupes scolaires accompagnés, etc.
Horaires De mai à septembre : tous les jours, sauf les lundis et dimanches matins, de 10h à 12h et de 14h à 18h
D'octobre à avril : du mercredi au dimanche, de 14h à 18h
  Mise à jour : Février 2008
Adresse : Montée des Résistants , 50100 CHERBOURG

 
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