Art et dentelle
Le Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d’Alençon a été officiellement fondé en 1857 avec l’ouverture d’un « établissement destiné à propager le goût des arts et des sciences ». Mais son histoire remonte, en réalité, au lendemain de la Révolution, avec le regroupement, à Alençon, d’un cabinet d’histoire naturelle et de quelques œuvres. Un notable local, Léon de la Sicotière (1812-1895), permet le développement du musée dans la deuxième partie du XIXe siècle. De nouvelles collections de Beaux-Arts et des dons viennent compléter les ensembles installés à l’hôtel de ville puis à la Maison d’Ozé. Les dentelles témoignant de l’industrie locale n’arrivent au musée qu’à la fin du XIXème siècle. Aujourd’hui, le Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle est installé dans un ancien collège jésuite d’Alençon. Quatre ambiances à découvrir Le hall d’accueil vous permet de découvrir des expositions temporaires qui évoluent plusieurs fois par an, en fonction du fonds et de la difficile mission de conservation du musée. Le premier étage est entièrement consacré aux Beaux-Arts. Le musée regroupe en effet un important ensemble de peintures, dessins, gravures et sculptures ; malheureusement tous ne sont pas exposés. Sur trois salles, vous découvrez ainsi des œuvres du XVe au XXe siècle. La salle des grands tableaux présente des peintures religieuses de Philippe de Champaigne, Jouvenet, Massone… Les deux autres salles dévoilent des ensembles flamands et hollandais du XVIIe siècle, puis des œuvres de l’école française du XVIIe au XIXe siècle. On peut notamment citer des peintres comme Allegrain, Landon, Monanteuil ou encore Boudin ou Courbet. L’exposition se termine par des artistes locaux tels que Fantin-Latour, Lacombe, Manessier ou encore Le Harivel-Durocher pour la sculpture. Le second étage s’ouvre sur une grande salle entièrement consacrée à l’art dentellier et son histoire. Les nombreuses vitrines vous font découvrir la fabrication des dentelles : à l’aiguille, aux fuseaux ou de manière mécanique. Le musée met surtout l’accent sur le Point d’Alençon qui a traversé l’histoire et qui est toujours utilisé dans l’Atelier National du Point d’Alençon. La collection présente aussi de nombreuses parures européennes du XVIIème siècle à nos jours. La dernière ambiance à découvrir concerne l’ethnographie du Cambodge. La collection présentée, dans cette dernière pièce, a été entièrement constituée par Adhémar Leclère (1853-1917). Cet alençonnais d’origine est nommé Résident général de France au Royaume du Cambodge en 1886. Il restera 25 ans au Cambodge pendant lesquels il étudiera les coutumes, la population, la religion… Il fera don de ses découvertes à la ville d’Alençon. Vous découvrez ainsi des objets uniques de la vie quotidienne, des objets de culte et une importante collection de photographies.
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