Traditions mancelles
Le musée de la Reine Bérengère est un musée d’art et traditions populaires. Situé dans trois maisons collées les unes aux autres, datant du XVIe siècle, il accueille sur quatre étages des objets typiques de la région. Témoins de la Sarthe d’antan Dans une première salle, au rez-de-chaussée, appelée « salle commune », est présenté le mobilier sarthois du XIXe siècle. Il ne s’agit pas d’une reconstitution mais plutôt d’une mise en valeur des éléments : table à lait, promeneur (ancêtre du trotteur), buffet deux-corps, pendule de sol, lit d’enfant, porte-couverts… La plupart de ces éléments sont en bois, témoignant ainsi de la qualité de l’ébénisterie dans cette région. Vous trouverez également dans cette salle des coiffes sarthoises. Cet élément essentiel du costume traditionnel témoignait de la respectabilité de certaines femmes. Ces coiffes étaient d’abord confectionnées en lin, puis en tulle et en mousseline. Au premier étage, se trouve notamment la salle des étains. Il s’agit d’objets médicaux, religieux ou civils. C’est aussi à ce niveau que sont exposées les céramiques de Ligron, elles aussi aux fonctionnalités religieuses ou civiles. Parmi ces céramiques - dont une belle série de faisselles à fromage - se trouvent celles de Pierre Innocent Guimonneau, chirurgien de son état. Il fabriquait des objets sur lesquels étaient représentés les habitants de son village, dans des scènes de vie quotidienne. Au deuxième étage, sont exposées de nombreuses photographies du Mans au XIXe siècle. Vous reconnaîtrez ainsi la cathédrale Saint Julien, la maison de la Reine Bérengère, la maison des Deux Amis, la maison de Scarron, l’hôtel de Fondville, la fontaine Saint Julien, l’ancienne Halle du Mans… A cet étage, une salle est aussi consacrée au monde du travail. Pour le représenter, de nombreux tableaux (huiles sur toile) ont été collectés. Enfin, au troisième et dernier étage, vous découvrirez une riche collection d’épis de faîtage de Ligron. A l’origine, cet objet était destiné à recouvrir le poinçon de la charpente dépassant d’un toit, afin de garantir son étanchéité. Il était formé d’un bulbe et d’une pointe ou de plusieurs éléments emboîtés. Dans le Maine, ces épis étaient en terre cuite. Rapidement, ces objets sont devenus décoratifs, synonymes de pouvoir et de richesse. Ils ont aujourd’hui complètement disparu.
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