La Rochelle et le Nouveau Monde

Suite aux Grandes découvertes des XVe et XVIe siècles par les navigateurs européens, les grandes nations européennes, parmi lesquelles figurait la France, tentèrent de s’approprier ces terres nouvelles et leurs richesses.

On oublie parfois la tentative française de conquête du Brésil et de l’Amérique du Sud. On pense plus volontiers à l’aventure nord-américaine des conquérants français, en particulier à la « Nouvelle France », c'est-à-dire au Canada. Une grande majorité des émigrants pour la Nouvelle France embarquaient au port de La Rochelle, ce qui en fait la terre des ancêtres des habitants de certaines provinces canadiennes.

Dès le XVIe siècle, la France entreprit une politique coloniale d’exploitation des Antilles, à laquelle prit part la ville de La Rochelle. Cet important port commercial occupait en effet la deuxième place après Nantes (avant Le Havre et Bordeaux), en terme d’importance du nombre d’expéditions négrières. De 1707 à 1793, près de 140 000 Africains furent transportés de La Rochelle aux Antilles, à Saint-Domingue surtout, à bord de plus de 400 navires. Cela représentait 14 % du transport négrier de l’époque.

Les esclaves étaient achetés sur les côtes occidentales de l’Afrique, du Sénégal à l’Angola. Ces esclaves constituaient la main-d’oeuvre des plantations antillaises, aussi appelées « habitations ». Les négociants rochelais ont ainsi accumulé des richesses considérables, grâce à leurs habitations sur l’île de Saint-Domingue, et les ont conservées jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.


Visite du musée du Nouveau Monde


C’est tout naturellement que le musée du Nouveau Monde a trouvé sa place dans un hôtel particulier portant le nom de son ancien propriétaire, un riche armateur rochelais : Aimé-Benjamin Fleuriau. A travers ses collections, le musée du Nouveau Monde, qui ouvrit ses portes en 1982, vous raconte les relations entre la France et les Amériques, à partir de leurs découvertes par les Grands explorateurs. La Rochelle était alors l’un des principaux ports d’échange avec le Nouveau Monde.

Sculptures, peintures, dessins, cartes anciennes, mobiliers et objets décoratifs sont autant de témoignages du commerce triangulaire et de l’esclavage, grâce auxquels la ville de La Rochelle, comme d’autres, accumula des richesses considérables. Une partie du musée est de plus consacrée à la conquête française du Nouveau Monde, du Canada en particulier, tout en évoquant le Far West et les Amérindiens.

Le musée est divisé en cinq grandes sections, la première étant consacrée à la brève tentative française de conquête du Brésil et de l’Amérique du Sud, à l’instar des Huguenots. Une autre section concerne les relations entre la France et le Canada, qui nous sont racontées à l’aide d’oeuvres réalisées au cours des XVIIIe et XIXe siècles, qui donnent une idée des paysages et des mœurs canadiens, ainsi que des péripéties engendrées par la traversée.

L’une des sections majeures du musée concerne les relations entre la France et les colonies antillaises, qui nous sont contées par des tableaux et objets, mais également par du mobilier, qui témoigne de la richesse des négociants et armateurs ayant prit part au commerce triangulaire. La vie des esclaves et leurs relations avec leurs maîtres est illustrée par de nombreux tableaux. Le musée du Nouveau Monde expose d’autre part toute une série d’oeuvres représentant de façon allégorique les « quatre parties » du monde, que sont l’Amérique, l’Afrique, l’Europe et l’Asie.

La visite se termine par une section portant sur les Amérindiens et la dure loi du Far West. On découvre, à l’aide d’objets et d’une iconographie variée, les us et coutumes des Indiens d’Amérique du Nord.

Ainsi, la visite du musée du Nouveau Monde vous permettra d’avoir une vision globale du Nouveau Monde et des nouveaux enjeux que sa découverte généra. Le tout, dans la belle demeure d’un riche armateur rochelais, qui nous fait faire un bon en arrière de plusieurs siècles, à l’époque où La Rochelle était au cœur des conquêtes, du commerce triangulaire et du trafic des Noirs.
 Suite : les photos du musée
1 avis sur ce musée
L'avis de  Claire (Paris) :  pourquoi tout changer ?  **
En bref : La présentation précédente était lisible, esthétique et fort didactique. L'actuelle est brouillonne et décourageante pour le profane.
J'ai regretté : J'ai visité le Musée il y a une dizaine d'années et je n'ai pas apprécié les changements de la nouvelle conservatrice. Tout ce qui concerne la traite est regroupé au rez-de -chaussé et se trouve complètement ecrasé par les tentures et les meubles de style. Certes on peut rapprocher le luxe de l'hotel de Fleuriau et la traite des noirs mais justement , on ne voit plus rien .Quant aux photogravures d'indiens en Amérique du Nord, elles sont très belles mais mal présentées, trop nombreuses et de ce fait peu visibles.
J'ai aimé : Les collections. La reconstitution du rez-de-chaussé.
 
Adresse 10, rue Fleuriau
17000 LA ROCHELLE
Tel 05 46 41 46 50
Fax 05 46 41 95 79
Email musee-art@ville-larochelle.fr
Site perso.orange.fr/musees-la-rochelle/n-monde/index.htm#titre
Tarifs Tarif plein : 3,50 €
Groupes (à partir de 10 personnes) : 2,50 €
Gratuit pour les demandeurs d'emploi, les RMIstes, les étudiants et les jeunes de moins de 18 ans, etc.
Horaires D'avril à septembre : du lundi au samedi (sauf le mardi) de 10h à 12h30 et de 14h à 18h ; le dimanche et les jours fériés de 14h30 à 18h
D'octobre à mars : du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h ; week-end et jours fériés de 14h30 à 18h
  Mise à jour : Juin 2011
Adresse : 10, rue Fleuriau , 17000 LA ROCHELLE

 
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