Le temple de la bande dessinée

Le Musée de la bande dessinée du CNBDI (Centre National de la Bande dessinée et de l’Image) occupe une partie des anciennes brasseries Champigneulles, totalement réhabilitées. Situé en face du Musée du Papier Le Nil, il s’ancre dans le paysage de l’ancien quartier industriel de Saint Cybard. Son inauguration a lieu en 1991.

Les Musées imaginaires

Au nombre de six, les Musées imaginaires entourent une vaste agora, qui favorise une circulation libre. Ainsi, vous serez amenés à visiter les Musées d’Histoire Naturelle, d’ethnologie, d’Histoire, des beaux-arts et d’Arts contemporains. L’étrange entrée des lieux, imitant le carton découpé, vous plongera tout de suite dans cet atmosphère insolite.

La façade du Muséum d’Histoire Naturelle invite à découvrir le bestiaire de la bande dessinée. Calqué sur le modèle des musées traditionnels, il abrite des planches didactiques sur les différentes espèces qui peuplent les pages des plus célèbres albums. Vous trouverez également deux dioramas d’écosystèmes illustrant la jungle de Tarzan ou du Marsupilami et la grande ville, où les gratte-ciels sont les terrains privilégiés des super-héros américains.

En outre, vous serez certainement subjugué par une présentation de l’évolution canine en bande dessinée ou par les différentes « espèces » de phylactères (bulles) épinglées dans la vitrine centrale, comme des pièces d’entomologie.

Après avoir découvert le monde animal, vous en apprendrez beaucoup sur l’univers social des héros de bande dessinée au Musée d’ethnologie. Ces personnages célèbres, caractérisés par leur immortalité, leur capacité à échapper au vieillissement et leurs costumes toujours identiques, sont répertoriés ici en cinq familles distinctes : le super-héros, le héros mythique, le héros aventurier, le héros enfant, l’anti-héros et le héros du quotidien. À chacune de ces catégories correspond un personnage emblématique, dont l’univers est reproduit en vitrine. Vous plongerez ainsi dans le quotidien de Batman, Rahan, Corto Maltese, Little Nemo, des Bidochons et d’Agrippine. Au mur, planches et informations éclaireront encore votre visite.

Si vous mourrez d’envie de connaître les différentes techniques d’élaboration d’une bande dessinée, rendez-vous au Musée des Sciences et Techniques. Du scénario à l’édition, en passant par les premiers croquis, le crayonné, l’encrage et la couleur, tout vous sera expliqué au travers d’étranges machines dignes de l’univers de Jules Verne.  

À ce stade, vos connaissances en matière de bande dessinée peuvent encore s’étoffer. Pour cela, dirigez-vous vers le Musée d’Histoire, qui vous fera découvrir la chronologie de la bande dessinée francophone, de sa naissance (XIXe siècle) avec Rodolphe Töpffer, au triomphe de l’école belge (années 1950-60) avec les collaborateurs des journaux de Spirou et de Tintin. Vous découvrirez, entre autres, comment Saint-Ogan révolutionna la bande dessinée en utilisant la bulle dans Zig et Puce, ou comment Hergé signa son style par l’invention de la « ligne claire », avec Tintin.

Comme dans tout art, la bande dessinée possède en effet des styles et courants qui lui sont propres. Vous les découvrirez au Musée des beaux-arts, situé à l’étage. La façade qui y mène évoque déjà la magnificence des grands musées classiques, à un détail près : quelques personnages célèbres y sont incrustés. Chacune des sections Musée évoque un style : le néo-classique, la « ligne claire », le style « gros nez », le clair-obscur et la couleur directe. Les plus belles planches du CNBDI illustrent à merveille chacun de ces courants. Le Musée des beaux-arts s’achève sur un panthéon consacré aux plus grands maîtres de la bande dessinée.

Les générations actuelles trouvent aussi leur place au CNBDI. Pour les découvrir, il faut se rendre au Musée d’Art contemporain. Chaque jeune auteur de bande dessinée enrichit à sa façon le 9e art et permet de le faire évoluer. Aussi, le Musée souhaite leur offrir cet espace d’expression qui accueille deux expositions par an.

La visite s’achève ici, mais une bibliothèque, une librairie et un café permettent de prolonger un peu son voyage dans l’univers formidable de la bande dessinée.
 Suite : les photos du musée
2 avis sur ce musée
L'avis de  Ali Abbassi (Tunis) :  J'adore Angoulême  *****
J'ai aimé : J'adore Angoulême ce petit coin au Sud-Ouest de la France où j'ai passé quatre ans et j'adore le centre national de la bande dessinée et de l'image et l'organisation du festival International de la Bande Dessinée chaque année.

 
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L'avis de  Danielle (Poitiers) :  Les petits carrés au crochet  ****
J'ai aimé : Je visite une nouvelle fois le musée de la BD avec grand plaisir.
 
Adresse 121, rue de Bordeaux
16000 ANGOULEME
Tel 05 45 38 65 65
Fax 05 45 38 65 51
Email cnbdi@cnbdi.fr
Site www.cnbdi.fr
Tarifs Plein tarif : 6 €
Tarif réduit : 4,5 €
Groupes (à partir de 10 personnes) : 3 €
Gratuit pour les moins de 18 ans, etc.
Horaires De septembre à juin : mardi, mercredi et vendredi, de 12h à 18h ; le jeudi, de 12h à 19h ; week-end et jours fériés (8 mai, Ascension, 1er et 11 novembre) de 14h à 18h
En juillet à août : mardi, mercredi et vendredi, de 10h à 18h ; le jeudi, de 10h à 19h ; week-end et jours fériés (14 juillet et 15 août)
  Mise à jour : Juin 2011
Adresse : 121, rue de Bordeaux , 16000 ANGOULEME

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