Une mise en valeur des richesses locales
Le musée Rolin porte le nom des anciens propriétaires de la magnifique bâtisse qui l’accueille. Les Rolin ont beaucoup compté dans l’histoire de la Bourgogne. Nicolas fut chancelier du Duc de Bourgogne, Philippe le Bon, pendant 40 ans. Les deux ailes perpendiculaires ainsi que la tourelle d’escalier sont le fruit de travaux d’embellissement réalisés par Nicolas Rolin. Ce dernier venait régulièrement dans l’hôtel paternel, qu’on surnommait le Donjon, et y mourut en 1462. Il faudra l’aide secourable de la Société Eduenne des Lettres, Sciences et Arts présidée par Jacques-Gabriel Bulliot, connu pour avoir découvert Bibracte, ancienne capitale des Eduens, pour faire classer le Donjon comme monument historique. La Société en fera don à la Ville en 1954 ainsi qu’une riche collection d’œuvres gallo-romaines et moyenâgeuses. Visite du musée Le musée est divisé en trois parties correspondant à trois âges et donc à trois bâtiments au fil de la visite. Commencez par arpenter les salles abritant des vestiges gallo-romains. La plupart des collections proviennent d’Autun ou des alentours. L’indication des endroits où ont été retrouvés des mosaïques ou des fragments de statue permet de mieux appréhender l’importance d’Autun au 1er siècle. Vous trouverez de nombreuses sculptures en pierre ou en bronze, vous y apprendrez les rites funéraires de l’époque à travers des stèles et des sarcophages. Vous vous initierez à l’art gallo-romain grâce aux statuettes qui sont, pour certaines, très bien conservées. Faites un bon dans le temps pour vous immerger dans la deuxième partie du musée qui s’intéresse à l’art du Moyen-âge. L’essentiel des sculptures et des statues vient de la cathédrale Saint-Lazare. Admirez le travail de Gislebertus (à qui l’on doit le raffinement du tympan du grand portail de la cathédrale) dans La tentation d’Eve par exemple ou Le jeune homme encapuchonné. Une autre salle est dédiée au Tombeau de saint-Lazare dont un fragment a été retrouvé. Il est entouré de trois statues à taille humaine, Saint André, Sainte Marthe et Sainte Madeleine. On quitte alors le XIIe pour le XVe, période gothique symbolisée dans les œuvres de Jean de la Huerta ou Claus de Werve à qui l’on doit la magnifique Vierge d’Autun. Quelques peintures sont également remarquables comme La nativité au cardinal Rolin et surtout le Triptyque de l’Eucharistie peint en 1515. Enfin, on arrive à l’époque moderne avec beaucoup plus de tableaux mais aussi des objets du quotidien comme de la vaisselle ou du mobilier du XVIe jusqu’au XIXe siècle. La dernière salle rassemble des collections de peintures nordiques et italiennes du XVIIe du siècle avec Le Nain, Bourdon ou Falcone mais aussi des peintures françaises des XVIIIe et XIXe siècles. Faites un arrêt sur un impressionniste bourguignon, Charlot, dont les peintures sont dignes d’intérêt.
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