De l’héritage russe aux Beaux-artsLe musée des Beaux-arts Jules Chéret est situé dans un
ancien palais russe construit en 1878 pour la princesse ukrainienne Kotschoubey. Cette vaste demeure inspirée des palais génois du XVIIème siècle est une œuvre d’art à part entière. C’est un vrai régal de se détendre dans le parc attenant, tout en observant le travail architectural de grande valeur. Mais que dire de la collection présente dans ce superbe écrin. Celle-ci se déroule sur deux niveaux et elle est essentiellement composée d’œuvres offertes par Napoléon III au premier musée des Beaux-arts de
Nice.
Au
rez-de-chaussée, les trois salles à gauche de l’entrée abritent des œuvres des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles. On remarque notamment la collection intitulée
« Dynastie Van Loo », particulièrement riche et variée. Les Van Loo étaient une dynastie de peintres dont le plus connu, Carle, fut le premier peintre du roi. Parmi les œuvres de cette dynastie (tableaux monumentaux à la modernité étonnante), admirez le fantastique
« Thésée, vainqueur du taureau de Marathon » ou
« Neptune et Amymone » de Carle Van Loo.
Le couloir longeant les trois salles est, pour sa part, consacré à l’impressionnisme et au post-impressionnisme. Des
œuvres de Trouillebert ou Vuillard y sont exposées mais il ne s’agit pas de la partie la plus intéressante du musée. Il est conseillé de privilégier
le patio dans lequel trônent de belles statues. Vous pourrez, entre autres, admirer la «
Marie Bashkirtseff » de Michel de Tarnowsky de 1914 ou
« Le triomphe de Flore » de Jean-Baptiste Carpeaux de 1873.
Au bout de l’escalier d’honneur, au 1er étage, se trouve la période consacrée au XXème et à la fin du XIXème siècle. Moins intéressante que la première section, elle recèle tout de même quelques curiosités qu’il serait dommage de ne pas découvrir. Parmi celles-ci, une large place est accordée à
Jules Chéret, célèbre inventeur d’affiches, mort à Nice en 1932.