Musée du château de Compiègne
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Château pour la chasse et la détente

Chasse, jeux, bals, pièces de théâtre… Le château de Compiègne était l’échappatoire de Napoléon III et de sa Cour, qui loin de Versailles, oubliaient les pesantes règles de l’étiquette. A l’automne, l’empereur avait l’habitude d’y convier une centaine d’invités (artistes, écrivains, hauts fonctionnaires…) pendant une semaine. Chacun y logeait dans un appartement, au 1er étage ou au second étage, plus ou moins près des appartements de l’empereur selon son rang. C’étaient les « séries de Compiègne ».

Un peu d’histoire

C’est Louis XV qui décida de reconstruire une demeure digne de ce nom à Compiègne. Il confia ce projet à l’architecte Jacques-Anges Gabriel. Ce dernier réussit avec brio à s’adapter au terrain et dessina une demeure sous la forme d’un triangle rectangle. En 1774, il y accueillit l’archiduchesse Marie-Antoinette, venue pour épouser le dauphin. Sous les tumultes de la Révolution, le château perdit son mobilier. En 1807, Napoléon Bonaparte restaura la demeure pour accueillir sa future femme Marie-Louise d’Autriche.  Après avoir été fréquenté sous la Restauration, le château devient la demeure d’été de Napoléon III. Il y vint souvent avec l’Impératrice et s’adonna à la chasse dans la forêt voisine.

La visite

Derrière la grille du château, la façade sobre et classique annonce le parti pris architectural. Résidence de loisir, la demeure se devait d’être élégante comme tout palais royal, mais moins « écrasante » que Versailles et ses dorures. Le fronton est constitué d’une série de colonnes ioniques.

On accède aux appartements historiques en empruntant un bel escalier orné d’une rampe en fer forgé et dorures. La Salle à manger de l’Empereur renferme un mobilier Premier Empire. Ses murs ont été ornés de grisailles, réalisées par Sauvage, décoration très en vogue à l’époque. Suit le Salon des Cartes, qui fut d’abord l’antichambre de Napoléon Ier puis transformé en lieu de distraction sous Napoléon III. A voir, un étonnant billard. C’est dans cette pièce que les invités des « séries » étaient présentés au couple souverain.

Dans le Salon de famille, on remarque surtout le mobilier, la qualité des bois et des tissus utilisés. A côté de fauteuils Louis XV, deux sièges retiendront votre attention : le « confident » (où deux personnes pouvaient s’entretenir) et l’« indiscret » (pour trois personnes). Voyez aussi, au-dessus des portes et au plafond, les médaillons et peintures décoratives réalisées par l’atelier Dubois et Redouté. De cette pièce part une belle perspective de 4 km sur le parc et les Beaux-Monts. Celle-ci fut voulue par Napoléon qui souhaitait rappeler celle du château de Schönbrunn à son épouse.
Vient ensuite le Cabinet du Conseil. Il ne faut pas oublier que Compiègne était, avec Versailles et Fontainebleau, l’un des seuls châteaux où le roi tenait son conseil. Derrière le bureau, seul élément de mobilier de la pièce, est suspendue une tapisserie évoquant le passage du Rhin par Louis XIV.

On pénètre ensuite dans la chambre à coucher de l’Empereur. Faste et luxe semblent avoir été les mots d’ordre. Les tentures rouge flamboyant répondent aux dorures. Les meubles sont signés Jacob-Dasmalter. Au sommet du baldaquin trône un aigle, ce qui ne laisse aucun doute sur l’occupant de ce lit. Dans la bibliothèque voisine, on imagine Napoléon en train de lire quelques ouvrages célèbres. Les boiseries et le mobilier en acajou et bois doré, toujours de Jacob-Desmaler, sont parfaitement adaptés à cette pièce consacrée au savoir. On doit cette décoration, qui n’a subi aucune modification, à Dubois et Redouté. Vient ensuite l’appartement de l’Impératrice.

Après avoir traversé le salon du Déjeuner, aux jolies soieries bleues et jaunes, on pénètre dans le salon de Musique. L’Impératrice Eugénie a mélangé les styles : des tapisseries de la fin du XVIIème siècle voisinent des pièces de mobilier XVIIIème siècle. Certains meubles ont appartenu à Marie-Antoinette (au château de Saint Cloud). Tout comme la chambre à coucher de l’Empereur, celle de l’Impératrice regorge de dorures. Les thèmes choisis Berthault sont l’abondance et la fertilité comme on peut le voir au travers des cornes d’abondance encadrant la tête de lit. Les peintures des murs, dont Les Saisons, sont les œuvres de Girodet. Une petite porte à droite du lit conduit à un boudoir circulaire, qui était la salle de bain de l’Impératrice. Ensuite, une enfilade de salons reflète l’esprit Premier Empire. Dans le Grand Salon, le canapé réservé à l’Empereur et l’Impératrice est entouré de chaises et pliants sur lesquels les invités se plaçaient ensuite selon l’étiquette. A souligner que les soieries des sièges sont d’époque. Le salon des Fleurs regorge d’une décoration végétale. Quant au salon Bleu, il éblouit par ses couleurs, à dominante bleu et or. A l’origine destiné aux présentations officielles de l’Impératrice, ce salon devint la salle d’étude et de jeu du Prince Impérial sous le Second Empire. On se trouve alors à la pointe de l’un des côtés du château, qui a la forme d’un triangle.

La galerie des chasses de Louis XV rappelle la longue tradition de chasse à Compiègne. Sur les murs s’étalent des tentures provenant des Gobelins, commandées par le roi pour son appartement. Ce choix de les exposer dans cette galerie est avant tout muséographique, ce n’est nullement la décoration originelle de la pièce. La galerie de Bal, qui fut construite pour l’arrivée de Marie-Louise, a de grandes dimensions : 45 m de long, 13 m de large et 10 m de hauteur. Le plafond peint évoque les victoires de Napoléon Bonaparte. La chapelle est étonnamment petite pour ce château. On y célébra le mariage de la fille aînée de Louis-Philippe et de Léopold Ier, roi des Belges.

Après avoir visité le château, vous pourrez aller vous promener dans le parc. La terrasse aménagée sous Napoléon Ier conduit aux jardins, à « l’anglaise » selon les plans de Berthault. La perspective de l’allée des Beaux-Monts débouche sur la forêt de Compiègne, car l’Empereur souhaitait lier au maximum le château et la forêt.

Une autre aile du château abrite les trésors du musée de la Voiture et du Tourisme**.
 Suite : les photos du musée
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Adresse : Place du Général de Gaulle , 60200 COMPIEGNE
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Musée de la Cour d'Or (Metz)
Musée de la Cour d'Or

Le musée

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Histoire des Musées de la Cour d’Or


Les Musées furent fondés en 1839 autour d’un noyau de tableaux que la municipalité ne pouvait plus stocker. A l’époque, les musées occupaient une surface de 200 m2 dans un bâtiment rattaché à la Bibliothèque Municipale de Metz.

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