A la conquête de l’espace
Depuis juin 1997, Toulouse fait partager au grand public son statut de capitale européenne de l’espace grâce à sa Cité de l'Espace***. Animations, projections, maquettes et expositions interactives permettent aux petits et grands de partir à la découverte du cosmos et de partager l’expérience des pionniers de l’espace pour mieux comprendre le fonctionnement de notre planète. A bord de Soyouz I, du modèle d’ingénierie de Mir ou face à la maquette grandeur nature d’Ariane 5, on se prend vite au jeu et on comprend que l’attrait pour les contrées lointaines n’est pas mort avec l’arrêt des missions Apollo ou de la série « Les envahisseurs ». Comprendre, explorer, communiquer, prévoir… La visite du pavillon des expositions permanentes est placée sous les auspices de Spoutnik. Un modèle d’ingénierie du premier satellite artificiel domine en effet l’escalier d’accès. Il représente un moment crucial dans l’histoire de la conquête spatiale : le premier objet envoyé au-delà des frontières de l’atmosphère, il y a maintenant plus de cinquante ans. La visite s’ouvre d’ailleurs sur une petite histoire des fusées, de la poudre à canon à Ariane V, en passant par les missiles. Moteurs et maquettes de fusées émaillent le parcours « De la Terre à l’espace ». Celui-ci se termine par une projection qui nous entraîne au cœur de la salle de contrôle de Kourou. Une fois compris comment les satellites sont envoyés dans l’espaces, il faut encore savoir à quoi ils servent ! Les possibilités étant multiples, la Cité de l’espace a misé sur l’interactivité. Chacun peut ainsi s’approprier le fonctionnement des GPS, visophones, etc. L’imagerie par satellite est également à l’honneur, même si sa démocratisation sur Internet lui a fait perdre son exclusivité. Le visiteur est tout autant sollicité pour comprendre l’influence des astres sur le fonctionnement de la terre et l’apport des études satellites pour comprendre les phénomènes terrestres, et notamment la météo. Celle-ci bénéficie d’ailleurs d’un traitement spécial grâce à la présence d’une antenne de Météo France, dans laquelle un spécialiste est toujours prêt à répondre à vos questions. Le présent et l’avenir ne sont pas oubliés puisqu’un espace est consacré à l’ISS et un autre à l’exploration future de Mars. Dans l’ombre d’Ariane V A l’extérieur, le site est dominé par les 53 mètres de la maquette d’Ariane 5. Outre l’allée de l’infini qui présente le site de l’échelle zéro à celle de l’univers, on découvre des éléments d’Ariane 4, une capsule Soyouz, le satellite ERS mais surtout un modèle d’ingénierie de Mir. Bien que certains modules manquent à l’appel, Mir impressionne doublement par ses dimensions. Comparée à Spoutnik, sa taille impressionne vue de l’extérieur, pourtant l’étroitesse de ses compartiments, dans lesquels les cosmonautes devaient vivre et se côtoyer pendant des jours, laisse penseur. Ils semblent quand même presque démesurés en comparaison de la capsule Soyouz I. Trois personnes devaient se côtoyer dans 6m³. La Cité de l’espace est d’ailleurs, avec la Cité des étoiles de Moscou, le seul site au monde qui permet de tenter cette expérience. On peut également tenter le gyro-extrême. Cette attraction reproduit un système d’entraînement des astronautes qui met à mal nos repères terrestres. Les petits astronautes Accueillant de nombreux scolaires, la Cité de l’espace dispose d’attractions pour jeunes scientifiques en herbe. Outre le Square des petits astronautes destinés aux très jeunes pousses, la Base des enfants propose, au sein de la maquette d’Ariane, trois univers superbement pensés pour apprendre en s’amusant. Les mascottes Marcus et Zap accompagnent les enfants de six à douze ans dans l’îlot « Petit Astronome » où sont concoctées de petites expériences sur la gravitation, puis dans l’îlot « Petit Ingénieur » dédié au lancement de fusée. Quant à l’îlot « Petit Astronaute », il offre un panel d’expériences de vie dans l’espace comme enfiler un scaphandre ou dormir debout. Enfin, dans le Stellarium le conte « Le chasseur dans le ciel » apprend aux enfants de 4 à 8 ans à se repérer grâce aux étoiles. Les images de l’espace Deux bâtiments complètent la visite en misant sur les projections. Dans le Terr@dome, 5 milliards d’années sont condensés dans 15 minutes d’effets spéciaux pour présenter l’histoire de la Terre. Quant à l’Astralia, il accueille deux salles projetant chacune une séance d’une heure. L’écran dôme de 600 m² du Planétarium vous plonge dans univers, mais c’est surtout la projection 3D de l’IMAX qui impressionne. On est littéralement immergé dans la station internationale ISS.
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