Musée des Augustins
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Panorama d’art religieux

L’ancien monastère des Augustins, un bel édifice de brique d’inspiration gothique méridionale, sert d’écrin au musée du même nom. Et on peut dire que le mariage est réussi. Les salles voûtées du couvent s’accordent à merveille aux objets d’art religieux présentés. Ainsi, les œuvres semblent avoir trouvé leur repos éternel dans le chœur de la chapelle.

Construit au XIVe et XVe siècles, le monastère des Augustins embrasse une vocation muséale dès 1793. A la fin du XIXe, un nouveau bâtiment est érigé à la place de l’ancien réfectoire sur des plans de l'architecte Viollet-Le-Duc. Vous reconnaîtrez son influence au niveau  de l’escalier monumental au décor exubérant.

Visite du musée

On pénètre d’abord dans le cloître où l’on est accueilli par une série de gargouilles alignées dans la galerie sud. Une forêt de chapiteaux romans remplit la première grande salle. Cette collection, l’une des plus riches de l’Hexagone, provient de la basilique Saint-Sernin, du monastère Notre-Dame-de-la-Daurade et de la cathédrale Saint-Etienne.

Arrêtez-vous un instant, contournez les chapiteaux pour voir les motifs végétaux, animaux et scènes bibliques qui y sont représentés. A voir notamment le chapiteau où sont sculptés Le Festin d'Hérode, La Danse de Salomé, La Décollation de saint Jean-Baptiste et La Présentation de la tête du saint à Hérodiade ; celui
du Jugement dernier et de la Séparation des âmes ; celui qui raconte l’histoire de Job.
Capitale politique d'un comté puissant et étape sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, Toulouse a connu une époque prospère aux XIème et XIIème siècles, qui s’est tout naturellement traduit dans l’art religieux. La toute petite salle voisine présente des inscriptions lapidaires du Moyen-Age.

Des peintures européennes, datant du XVe au XVIIe siècles, on trouvé place dans l’ancienne église. On peut voir quelques tableaux de grands peintres comme le Guerchin, Rubens, Van Dyck, Stella, Nicolas Tournier... Au pied de l’orgue et dans la partie supérieure de la nef, des sculptures des XVI et XVIIe siècles, certaines réalisées par le sculpteur toulousain Bachelier, illustrent l’âge d’or de la sculpture toulousaine.

Dans la chapelle Notre-Dame-de-Pitié et dans la salle capitulaire, on se penche sur les sculptures gothiques des XIVe et XVe siècles. Celles-ci sont essentiellement votive et funéraire, à l’instar de l’ensemble de statues polychromes commandées par Jean Tissendier pour sa chapelle funéraire. C’est l’originale Notre-Dame de Grasse qui est la pièce maîtresse de cette salle.

Revenez du côté de la salle des chapiteaux et empruntez l’escalier monumental, parsemé de sculptures de grande taille. Vous serez sans doute interpellé par Le Cauchemar d’Eugène Thiviers, représentant une femme en proie à une bête monstrueuse. Dans le Salon Rouge sont exposés des peintres français des XIXe et XXe siècles.

A cela s’ajoutent quelques sculptures remarquables de Rodin et Claudel. Ne manquez pas les toiles de Delacroix (Le Sultan Mouley Abd-Er-Rahman sortant de son palais de Meknès), de Toulouse-Lautrec (La Conquête de passage). On est un peu surpris de la présentation de ces tableaux, accrochés pour certains très hauts sur les murs.  

Ensuite, ce sont les artistes toulousains. Citons Tournier, Rivalz et Chalette. Enfin on navigue au travers de la peinture des XVIIe et XVIIIe siècles, représentée par des artistes français, italiens, hollandais et flamands. De Guardi, on peut voir un Pont du Rialto à Venise, plein de minutie, et de Reni, Apollon écorchant Marsyas.
 Suite : les photos du musée
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Adresse : 21, rue de Metz , 31000 TOULOUSE
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Musée national du Château de Pau (Pau)
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