Les aventures du célèbre navigateur albigeois
Que vient faire un musée dédié au célèbre navigateur Lapérouse dans une ville où il n’y a pas la mer ? Lapérouse est tout simplement né à Albi avant d’avoir le prestigieux et tragique destin qu’on lui connaît, celui d’avoir explorer le Pacifique Sud au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XVI, et d’y avoir péri lors du naufrage de la Boussole en 1788. Quelques mots sur Lapérouse Jean-François de Galaup, Comte de Lapérouse, naît le 23 août 1741 dans une famille noble d’Albi. Encouragé par un membre de sa famille, lui-même marin, Lapérouse devient Garde de la Marine à Brest à l’âge de 15 ans. Un an plus tard, il combat les Anglais au large de Quiberon. Puis il passe 5 ans dans l’Océan Indien et participe aux combats de la guerre d’Indépendance américaine jusqu’en 1783. Et, c’est à partir de 1785, que son destin bascule. Il se décide alors à monter une expédition scientifique dans le Pacifique, sur les traces de Bougainville et de Cook. Lorsque le roi Louis XVI lui confie l’expédition dont il rêve, le navigateur-explorateur peut enfin embarquer sur la Boussole, navire qui le mènera dans les eaux du Pacifique Sud. Pendant deux ans et demi, il va observer la vie des populations locales jusqu’à son naufrage au large de Vanikoro (Salomon Island) estimé en 1788. La visite du musée Ouvert en 1988, le musée, qui lui est consacré, présente ses aventures au travers de maquettes, instruments de navigation, armes, uniformes et surtout des vestiges retrouvés sur les lieux de son naufrage au large de l’île Vanikoro (Salomon Island). Plusieurs pièces présentées au musée ont en effet été rapportées par les membres de l’association Salomon Nouméa lors de leurs recherches à Vanikoro en 1999. L’établissement se divise en trois parties : l’entrée, la salle haute et la salle basse. Dans l’entrée, on remarque tout d’abord la maquette de l’île Vanikoro, les portraits de Lapérouse et quelques vestiges retrouvés sur les épaves de Vanikoro. La salle haute évoque la connaissance du monde avant Lapérouse, c'est-à-dire jusqu’à Cook, puis l’après-Lapérouse. C’est ici que l’on peut admirer la plupart des vestiges récupérés pas l’association Salomon Nouméa. Mis en valeur dans un décor de navire, ces objets se composent, entre autres, de porcelaines de Makao en très bon état de conservation. Dans une vitrine, on peut également voir quelques objets fabriqués par les populations du Pacifique Sud. La salle basse s’attache quant à elle à retracer le voyage d’exploration de Lapérouse, divisé en cinq séquences. Y sont également évoqués sa famille, sa jeunesse à Albi, son goût pour l’herboristerie, l’île de France (Maurice) où il a rencontré sa femme et l’indépendance américaine. On peut aussi y voir des armes, des uniformes ou encore des maquettes de bateau. Enfin, ne manquez pas le tableau le présentant aux côtés de Louis XVI.
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