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De la Renaissance au XXe siècle
Fondé à la fin du XVIIIe siècle, le musée des Beaux-Arts de Reims est devenu, au fil des décennies, l’un des plus importants de province grâce à la richesse de ses collections. Sur deux niveaux, il rassemble des œuvres de la Renaissance au XXe siècle. Un peu d’histoire Le musée des Beaux-Arts se situe au cœur de la ville, non loin de la cathédrale, dans les bâtiments de l’ancienne abbaye Saint-Denis. Celle-ci fut bâtie au XIe siècle et subit des modifications au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Alors qu’elle est rachetée en 1908 par la ville de Reims, il est décidé d’y transférer les collections du musée des Beaux-Arts, jusque-là conservées dans l’Hôtel de Ville. Visite Sur deux niveaux, le musée des Beaux-Arts rassemble des œuvres datant de Renaissance au XXe siècle. Votre visite débutera au premier étage, par la salle Monthelon. Là, sont exposées deux séries de toiles peintes, provenant de l’Hôtel Dieu de Reims, qui furent retrouvées dans les armoires de l’abbaye Saint-Rémi. Fabriquées en toile de chanvre et peintes à la détrempe, elles doivent être conservées à l’abri de la lumière. Aujourd’hui, leur fonction est toujours incertaine. Cette première salle, accueille aussi une collection exceptionnelle de treize portraits de Cranach l’Ancien et de son fils Cranach le Jeune. Rentrées au musée en 1794, ces peintures sont comme des photos d’époque des familles princières et ducales d’Allemagne. La deuxième salle est consacrée à la peinture du XVIIe siècle et du début du XVIIIe. Vous y verrez des scènes de genre, des natures mortes, des portraits ainsi que des scènes mythologiques. L’école française y est représentée par des peintres tels que Simon Vouet (« L’Assomption de la Vierge »), Philippe de Champaigne, Jean Hélart (« La guérison du paralytique par Saint Pierre »). L’école italienne et l’école flamande sont également présentes à travers des peintres comme Bartolomeo Manfredi et Jordaens. La salle suivante est attachée au XVIIIe siècle. On y trouve des peintures, bien sûr, mais aussi du mobilier, des faïences. Cette découverte se poursuit dans l’espace consacré au néoclassicisme où vous verrez de très beaux objets en marqueterie, comme une table de tric-trac en bois, cuir et métal, ainsi qu’un coffret de mariage en platane, loupe de thuya, tabac et métal. Puis, vous passerez dans une salle dédiée à l’art sacré du XXe siècle. Vous y verrez notamment une œuvre de Léonard Foujita, peintre d’origine japonaise, installé à Reims. Celui-ci a d’ailleurs fait construire une chapelle, entièrement décorée par ses soins, que vous pourrez visiter, un peu à l’extérieur de la ville. Les vingt-sept peintures, dont vingt-six paysages, de Joseph Corot (peintre italien du XIXe siècle) forment un ensemble unique et exceptionnel qui permet de voir l’évolution du travail de l’artiste. Cette collection est la seconde après celle du Louvre. Dans les dernières salles de ce premier étage, vous reconnaîtrez quelques œuvres des grands noms de la peinture. Ainsi, arrêtez-vous devant « Les Ravins de la Creuse » et « Les rochers de Belle Isle » de Claude Monet, ainsi que devant « La lecture du rôle » d’Auguste Renoir. Après être redescendu au rez-de-chaussée, vous commencerez votre visite de la salle, récemment rénovée, consacrée au XXe siècle. Elle est composée de plusieurs espaces. Dans le premier, intitulé « symbolisme, fauvisme, cubisme », vous pourrez, entre autres, apprécier une « Nature morte aux pommes » de Paul Gauguin, ainsi que la « Liseuse en robe violette » d’Henri Matisse. Le second espace est dédié à l’Art Déco. On y retrouve les œuvres de Léonard Foujita et Paul Jouve. Plusieurs œuvres de Maurice Henry représentent, quant à elles, les mouvements dadaïstes et surréalistes. Les deux derniers espaces sont consacrés à l’art après 1945 et « Reims et l’art moderne ».
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