La liqueur de la culture
Le palais Bénedictine **, majestueux bâtiment du XIXe siècle aux allures néogothique et néo-Renaissance, fait la fierté des Fécampois. Il s’agit, en outre, du plus haut-lieu culturel de la ville avec ses collections d’Art religieux et d’Art moderne. Mais, avant même d’être un musée, le palais Bénedictine était, et demeure, bel et bien une distillerie. Dans celle-ci est élaborée la fameuse liqueur à base de plantes et épices, dont la recette exacte demeure jalousement gardée. Visite La visite du palais bénédictine s’ouvre sur le musée d’art ancien, et plus exactement la montée d’un bel escalier en pierre qui mène la salle des Abbés, sur la droite, et à la salle Gothique, sur la gauche. Commencez par cette dernière, dotée d’une charpente sculptée dans le bois. Elle renferme diverses collections d’émaux et d’ivoires, ainsi que la bibliothèque issue de l’abbatiale* de Fécamp. Dans le prolongement de la salle Gothique, se tient la salle du Dôme, de forme carrée. Elle abrite cinq statues de Saints, de même qu’un vitrail de 1900, représentant Alexandre Le Grand, fondateur de la distillerie. Cette même salle mène à un Oratoire, surmonté d’un plafond gothique, puis à la salle Renaissance, pourvue d’une remarquable collection de ferronneries. Enfin, la Pinacothèque expose des peintures, pour la plupart sur bois, attribuées à des artistes français, italiens allemands et flamands. Puis, il vous faudra repasser par le vestibule afin de poursuivre votre visite par la salle des Abbés, dont l’intérêt principal de la première réside dans son vitrail, représentant l’accueil du roi François 1er par les moines de Fécamp en 1534. S’ensuit une salle dédiée à Alexandre Legrand. Descendez un petit escalier qui vous mènera au sous-sol, dans la salle des Epices, où vous pourrez voir et humer les différentes plantes et épices rentrant dans la composition de la Bénédictine. Bien que la recette de cette liqueur soit secrète, on connaît les ingrédients qui la composent. L’angélique, l’hysope et la mélisse en sont les principaux composants. Viennent ensuite la cannelle, le safran, le thym et la vanille. A ce même niveau se trouve la distillerie et les caves, où est élaborée puis conservée la Bénedictine. En remontant au rez-de-chaussée, vous arriverez à l’espace contemporain, où des œuvres d’Art moderne sont exposées. La visite du palais se finit, comme il se doit, par une dégustation de Bénedictine, qui peut se boire pure ou en cocktail. Les origines de la Bénedictine et son palais Les origines de la liqueur remontent à 1510, date à laquelle un moine bénédictin, du nom de Dom Bernardo Vincelli, met au point cet élixir, après distillation d’un mélange de plantes locales et d’épices orientales. Au XIXe siècle, un négociant en vin, Alexandre Le Grand s’inspire de la recette du bénédictin pour élaborer une liqueur qu’il baptisera Bénedictine. Et, c’est ce même entrepreneur, qui décidera de construire le palais grandiose, que l’on connaît actuellement, pour y installer sa distillerie. Ses projets d’ampleur iront même jusqu’à la création d’un musée d’art ancien, riche de différentes collections d’œuvres et objets religieux. Le hall d’exposition dédié à l’Art moderne, vint s’ajouter en 1988 uniquement.
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