Boulez, Mesplé et Ludwig au palmarès 2008 de l'Académie du disque lyrique
Mercredi 23 avril 2008 12h19


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Pierre Boulez le 26 septembre 2007 à Baden-Baden (Photo Michael Latz/DDP/AFP) |
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L'Académie du disque lyrique, qui célèbre en 2008 son cinquantenaire, vient de proclamer à l'Opéra Bastille à Paris son palmarès annuel, qui comporte vingt "Orphées d'or" décernés à des CD et des DVD, a-t-on appris auprès des organisateurs.
En tête de ce palmarès figure l'enregistrement (DVD Deutsche Grammophon/Universal) de l'opéra "De la maison des morts" de Janacek sous la baguette de Pierre Boulez et dans la mise en scène de Patrice Chéreau (Orphée du prestige lyrique de l'Europe).
Des récompenses ont aussi été décernées à la colorature française Mady Mesplé (77 ans, pour l'ensemble de sa carrière discographique et théâtrale) et à la mezzo allemande Christa Ludwig (à l'occasion de ses 80 ans).
Voici les principaux autres prix 2008:
- Orphée de la meilleure initiative discographique: "La Dafné" de Marco da Gagliano, direction Jay Bernfeld (CD Arion).
- Orphée du meilleur enregistrement de musique sacrée: "Les Vêpres vénitiennes" de Porpora, dir. Jean-Marc Andrieu (CD Ligia Digital).
- Orphée du meilleur enregistrement de musique française: "Un flot d'astres frissonne" par le Choeur Calliope (CD Calliope).
- Orphée du meilleur enregistrement de musique lyrique contemporaine: "Jeanne d'Arc au bûcher" de Honegger par l'Orchestre national de Montpellier (DVD Accord/Universal).
- Orphée du meilleur interprète de mélodies: l'ensemble Doulce Mémoire pour son CD des madrigaux de Luzzashi Agostini (CD Zig Zag Territoires).
- Orphée du "lyrique en images": "Eugène Onéguine" de Tchaïkovski par le Metropolitan Opera de New York, dir. Valery Gergiev, mise en scène Robert Carsen (DVD Decca/Universal).
- Orphée du meilleur interprète: le contre-ténor Max Emanuel Cencic pour ses arias de Rossini avec l'Orchestre de chambre de Genève (CD Virgin Classics/EMI).
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01.22.2008 - 03h30 MESZ |
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Musique-France-USA |
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Paris célèbre l'Américain Elliott Carter, compositeur bientôt centenaire |
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Paris célèbre le compositeur Elliott Carter |
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Paris célèbre l'Américain Elliott Carter, compositeur bientôt centenaire |
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La Cité de la musique à Paris dédie dès mardi soir et jusqu'à dimanche une troisième biennale aux quatuors à cordes, dont les cinq composés par l'Américain Elliott Carter, compositeur d'avant-garde toujours vivant qui s'apprête à fêter ses 100 ans. |
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Elliott Carter, le 6 mai 2004 à New York (Photo David S. Holloway/AFP/Getty/Archives) |
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La Cité de la musique à Paris dédie dès mardi soir et jusqu'à dimanche une troisième biennale aux quatuors à cordes, dont les cinq composés par l'Américain Elliott Carter, compositeur d'avant-garde toujours vivant qui s'apprête à fêter ses 100 ans.
Elliott Carter est presque l'exact contemporain d'Olivier Messiaen, largement honoré en 2008: il est né le 11 décembre 1908, le lendemain du compositeur français, qui est lui décédé en 1992.
Comme Messiaen, la quête de séduction en moins peut-être, le New-Yorkais a développé un langage original et exigeant, hors de toute chapelle, loin de l'esthétique très américaine de Leonard Bernstein ou d'Aaron Copland, et a fortiori du courant minimaliste de Philip Glass et Steve Reich.
Encouragé par l'iconoclaste Charles Ives, inspiré par les expérimentations d'Henry Cowell et Edgar Varèse, Carter doit aussi une partie de sa formation à la France puisqu'il a travaillé entre 1932 et 1935 à l'Ecole normale de Paris auprès de Nadia Boulanger, qui a prodigué ses conseils à nombre de compositeurs américains du XXe siècle.
Pierre Boulez, figure tutélaire de la musique contemporaine française, demeure l'un de ses principaux soutiens.
Elliott Carter a écrit entre 1950 et 1995 cinq quatuors à cordes, forme classique par excellence qu'il a revisitée de manière radicale, avec une complexité rythmique qui est sa marque de fabrique.
L'intégrale de ces pièces sera donnée à la Cité de la musique par quatre des meilleurs quatuors américains et européens, les Juilliard (quatuor n°2, mardi), Arditti (n°3 vendredi et n°4 samedi), Pacifica (n°1 dimanche) et Amati (n°5 dimanche).
Les quatuors de Carter seront donnés dans la perspective de ceux de Haydn, que l'Américain affectionne, de même que ceux de Beethoven, Schubert, Dvorak, Bartok ou Chostakovitch, entre autres compositeurs honorés lors de cette 3e Biennale de quatuors à cordes, riche de 12 concerts en six jours.
Un site internet (www.carter100.com) a été créé pour célébrer le centenaire du compositeur et recenser à l'échelle mondiale les concerts qui lui seront consacrés cette année, notamment aux Etats-Unis au Carnegie Hall de New York et à Tanglewood, la résidence d'été de l'Orchestre symphonique de Boston.
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