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© Sylvain Stahl
 

Composée par le poète Philippe Fabre d'Eglantine en 1780, cette chanson est une romance extraite de son opéra comique, Laure et Pétrarque.





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En écoute : Bergère, il pleut, il pleut par Claude Lombard

Paroles complètes de la chanson :

Il pleut, il pleut bergère, / Presse tes blancs moutons,
Allons sous ma chaumière / Bergère, vite, allons.
J'entends sous le feuillage / L'eau qui tombe à grand bruit,
Voici, voici l'orage / Voici l'éclair qui luit.

Entends-tu le tonnerre ? / Il roule en approchant,
Prends un abri bergère / A ma droite en marchant.
Je vois notre cabane, / Et tiens, voici venir
Ma mère et ma sœur Anne / Qui vont l'étable ouvrir.

Bonsoir, bonsoir ma mère, / Ma sœur Anne bonsoir,
J'amène ma bergère / Près de nous ce soir.
Va te sécher ma mie, / Auprès de nos tisons.
Sœur, fais-lui compagnie, / Entrez, petits moutons.

Soignons bien, ô ma mère / Son tant joli troupeau
Donnez plus de litière / A son petit agneau.
C'est fait, allons près d'elle / Eh bien, donc, te voilà !
En corset qu'elle est belle ! Ma mère voyez-la.

Soupons ! Prends cette chaise, / Tu seras près de moi
Ce flambeau de mélèze / Brûlera devant toi.
Goûte de ce laitage / Mais tu ne manges pas !
Tu te sens de l'orage ? / Il a lassé tes pas.

Eh bien, voilà ta couche ! / Dors-y bien jusqu'au jour
Laisse-moi sur ta bouche / Prendre un baiser d'amour.
Ne rougis pas, bergère, / Ma mère et moi demain
Nous irons chez ton père / Lui demander ta main.


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