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Manu Dibango
(compositeur de la B.O. et interprète de "Lemba")
Saxophoniste africain le plus connu au monde, Emmanuel N'Djoké Dibango, dit Manu Dibango, est né en 1933 à Douala, au Cameroun. C'est en France à l'âge de seize ans qu'il apprend à jouer de la mandoline, du piano et du saxophone. Il y découvre également le jazz et commence à se produire dans les cabarets français et belges. En 1962, il ouvre son propre club de jazz en Afrique, puis il sort en 1969 son premier album. Quatre ans après ce " Saxy Party " très jazzy, Manu Dibango connaît la gloire avec la chanson " Soul Makessa ", aux accents très africains. Le titre fait le tour du monde et incite l'artiste à sortir régulièrement des disques aux univers musicaux très variés. S'inspirant de ses voyages et de ses rencontres musicales, Manu parvient à mélanger à la fois le jazz, les musiques africaines ou jamaïcaines au Gospel et au Rythm'n'Blues. Actuellement président de la Cameroon Music Corporation afin de protéger les droits d'auteur dans son pays, il compose pour la première fois en 2005 la musique originale du film d'animation " Kirikou et les bêtes sauvages " et devrait renouveler cette expérience pour la comédie musicale en projet consacrée au petit personnage africain.
Youssou N'Dour
(interprète des titres "l'enfant nu l'enfant noir", "Kirikou et les bêtes sauvages" et "Kirikou et la sorcière")
Né en 1959 à Dakar, cet auteur-compositeur-interprète fait ses preuves dans la capitale sénégalaise dès son plus jeune âge. Après avoir appartenu à plusieurs groupes locaux dans les années 1970 avec lesquels il enregistre de nombreuses cassettes, il débarque en France en 1984 pour participer à des festivals musicaux. Il rencontre ainsi de nombreux artistes qui le poussent à sortir deux ans plus tard son premier album sur le marché international, " Immigrés ". Devenu l'ambassadeur du mbalax, il multiplie les albums et popularise la musique sénégalaise dans le monde entier. Il s'engage pour de grandes causes humanitaires et travaille en collaboration avec de nombreux artistes du monde entier. En 2005, il interprète plusieurs titres de " Kirikou et les bêtes sauvages ", film d'animation dont la bande originale du premier volet " Kirikou et la sorcière " avait été composée par lui-même en 1998.
» En savoir plus : voir le portrait de Youssou N'Dour
Rokia Traoré (interprète de "Karaba")
Cette jeune artiste malienne est née à Bamako en 1974. En passant son enfance dans diverses régions du monde, elle se nourrit de la musique traditionnelle africaine, mais également du jazz et du blues qu'écoutent ses parents. Dès l'âge de vingt ans, Rokia Traoré se met à composer sa propre musique, à la fois originale et séduisante grâce à un mélange ancestral et moderne. Révélée en 1997 par le prix " Découverte Afrique " de Radio France Internationale, puis par la " Révélation " du festival Musiques Métisses d'Angoulême, elle réalise en 1998 son premier album " Mouneïssa ". Son timbre de voix exceptionnel et très travaillé, ainsi que son utilisation d'instruments du terroir lui ont permis de faire sa place dans la World Music. Depuis, deux autres albums sont sortis en 2000 et 2003 en remportant un grand succès.
Mamani Keita
(interprète de "Lemba", "Londo", "Moulatako" et "Mounya")
Egalement originaire de Bamako au Mali et élevée dans la tradition bambara, Mamani Keita chante depuis son enfance. Durant les années 1980, elle gravit peu à peu les échelons de la reconnaissance musicale en participant à des concours et en intégrant divers orchestres dans son pays. Elle se fait alors rapidement repérer aux côtés de Salif Keita, dont elle devient la choriste après le succès du disque " Soro ". En 1996, elle enregistre son premier album " Djama gnè maw " puis travaille en collaboration avec de nombreux artistes. Sa belle voix et sa prestance remarquable l'ont rendue célèbre au niveau international, à tel point qu'en 2001 elle enregistre le disque " Electro Bamako " avec Marc Minelli pour un duo électro-world. Un grand succès qui lui permet d'enregistrer un nouvel album solo en 2006.
Ismaël Lo (interprète de "Jammu Africa" et "Tajabone")
Si Ismaël Lo est né en 1956 à Dongo Buti au Niger, c'est près de Dakar, au Sénégal, qu'il grandit. Il y apprend la guitare et l'harmonica, avant de devenir choriste pour le Super Djamono, le grand orchestre de Dakar, qui rencontre un succès retentissant dans toute l'Afrique de l'Ouest. Il décide ensuite de se lancer en solo à Paris en 1984, et c'est avec l'album " Ismaël Lo " sorti en 1991 et contenant le célèbre " Tajabone " qu'il se fait connaître à l'international. La chanson sera d'ailleurs reprise par Pedro Almodovar pour son film " Tout sur ma mère ". L'année suivante, celui qu'on appelle le " Bob Dylan africain " reçoit le prix " Musique du Monde " de Radio France International. Puis il continue à enregistrer des albums, mêlant des sons plus rythm'n'blues au mbalax sénégalais. Il fait plusieurs apparitions au cinéma et devient Chevalier de la légion d'honneur en 2002.
Angélique Kidjo (interprète de "Kirikou l'enfant nu")
Née à Ouidah, au Bénin, en 1960, elle est l'une des rares jeunes artistes africaines à connaître une carrière internationale. Dès son adolescence, attirée par la musique afro-américaine soul et rythm'n'blues, la jeune chanteuse est connue dans toute sa région. A vingt ans, elle enregistre donc son premier disque " Pretty " à Paris, ce qui en fait une véritable star dans tout l'ouest africain. Après quelques cours de chant dans la capitale française et des tournées à travers l'Europe, Angélique acquiert au sein de différents groupes et au fil des ans une plus grande notoriété. C'est en 1989 qu'elle se lance en solo avec " Parakou ". Son deuxième opus, " Logoza ", lui ouvre les portes de l'international en 1991, ce qui lui permet de collaborer avec de grands noms de la musique comme Santana, Dave Matthews ou encore Gilberto Gil. Son originalité repose dans le mélange qu'elle crée entre les traditions musicales d'Afrique et les inspirations R'n'B, funk, jazz, reggae, zouk et soul, rendant ainsi son oeuvre à la portée de tous.
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