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Janvier 2006

Lio ne croit plus au prince charmant

Poupée pop dans les années 80 puis animal médiatique surexposé, Lio nous revient plus mûre et plus posée avec un album doux et grave intitulé "Dites au prince charmant". Une belle surprise !
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Notre avis
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"Dites au prince charmant" / Lio
» Genre Chanson française
» Label Recall

» Extraits

La fin des illusions

C'est décidé, Lio ne croit plus au prince charmant. Fini l'amour qui aveugle, les promesses qui ne tiennent pas et "les ailes brûlées" à force de trop attendre. Terminées aussi les allures de poupée pop acidulée et les tubes ("Banana Split", "Fallait pas commencer" ou "Les Brunes comptent pas pour des prunes") repris jusqu'à plus faim. Lio a vécu, souffert, muri et elle revient plus posée. Dans ce "Dites au prince charmant", elle nous raconte la fin de ses illusions.

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Les hommes me vont si bien
Light
Attend ou va-t'en
Dans les bras d'un enfant
Hall de gare

Lio, la même en mieux ?

Partie enregistrer entre la Suède et Berlin, c'est auprès de Peter von Poehl (guitariste d'AS Dragon), et Doriand que Lio a retrouvé un nouveau souffle musical après plusieurs années d'absence. Voix susurrée, arrangements délicieusement surranés, Lio se révèle tout en délicatesse et en mélancolie.
Nostalgique de celle qu'elle a été dans "Vieil ami", ou bien décidée à ne plus jamais se faire mener en bateau ("Dites au prince charmant"), Lio garde néanmoins ce fond d'espièglerie qui nous plait tant. "Les hommes me vont si bien" clame-t-elle dès le deuxième titre comme pour excuser son penchant prononcé pour la gent masculine. Comme quoi, malgré ses douleurs et ses traversées du désert, la chanteuse au coeur rose bonbon, a su rester "Light" .
Pour l'écriture des textes, Lio fait appel à des plumes amies très bien aiguisées. Marie Darrieussecq (écrivain française auteur de Truismes et Le bébé) signe "L'étendue des dégâts", Helena Noguerra participe au "Hall de gare" (un titre surréaliste aux accents hispanisants) et Jacques Duvall (le parolier des débuts) resurgit dans trois titres assez décevants : "Le même sourire", "La fin du monde" et "Le bébé".
Mais la perle rare de cet album est peut-être cette reprise d'une chanson de Serge Gainsbourg interprétée par France Gall en 1964 : "Attend ou va-t'en", un vrai délice !

 
 Nathalie Buy, L'InternauteMusique
 
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