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Ilona plait aux enfants, mais pas seulement...
Musique techno rythmée et entraînante, paroles simples, refrains entêtants et graphismes de dessins-animés, Ilona a vraiment tout pour plaire au public en culottes courtes. Mais à en croire certains sites webs qui conseillent l'écoute d'Ilona à partir de 5 ans (âge auquel le pouvoir d'achat est encore très limité), ce serait plutôt les parents qu'il faudrait chercher à convaincre.
Mais justement les parents, eux, ne trouvent rien à y redire. Jamais violente, Ilona évolue dans un monde idyllique dans lequel la vulgarité et le pessimisme n'ont pas droit de cité et où les petites filles toujours joyeuses (et qui ne s'exhibent pas en string) se baladent parmi les fleurs et les animaux. Dans les chansons d'Ilona, on apprend même des mots compliqués comme "interstellaire" et quelques bribes d'italien entre deux couplets ( "C'est les vacances"), alors si en plus c'est pédagogique...
En bref, Ilona rassure et détend le parent traumatisé par les jeux vidéo ultra-violents et les dessins-animés vraiment trop gore. Comme un Henri Dès qui aurait reçu un pot de peinture rose sur la tête, Ilona permet aux enfants de garder encore un peu leur innocence et leur naïveté. Ils grandiront bien assez tôt, non ? Et puis tous ces bons sentiments, ça ne vous rapellerait pas un peu le Manège enchanté ?
Ilona surfe sur la vague 3D
La 3D, nouvelle tendance en matière de clip ? On aurait tôt fait de l'affirmer. En observant de près le classement des 10 meilleures ventes de singles en France pour l'année 2005, il apparaît que 5 des 10 singles de tête ont été portés par des clips entièrement en 3D avec des héros virtuels. Ilona mise à part, Crazy Frog et Pinocchio occupent le haut du pavé.
La raison de ce succès ? En plus de rendre réalisable n'importe quel scénario, même le plus farfelu ou le plus grandiose à peu de frais, la 3D présente l'immense avantage d'apporter une dimension beaucoup plus ludique au clip et d'en faire un véritable moment de divertissement qui allie son et images.
Cette technique a un double effet bénéfique dans le cas d'Ilona. Tout d'abord, la création de cet avatar numérique, sorte de poupée manga en technicolor permet à Ilona, la petite fille bien réelle qui chante sur les titres, d'éviter la surmédiatisation. Les Jordy ou Vanessa Paradis jeune ont été tellement présent à l'image qu'ils ont suscité des phénomènes de dégoût voire de rejet de la part du public. Cachée derrière son double virtuel, Ilona se fait discrète, et renvoie au monde extérieur une image de personnage dessin animé plus que de petite fille. Qui irait tirer sur Mickey ou Minnie ?
Par ailleurs, la création d'un monde virtuel totalement customisé autour du personnage d'Ilona permet aux enfants de retrouver au fil des clips des éléments communs qui servent de repères. Cet univers est en plus déclinable à loisir sur tous formats et supports. Une véritable aubaine !
Ilona, du marketing au millimètre près
Lancée en mars 2005 avec "Un monde parfait", la machine Ilona ne cesse d'égrener les singles avec la précision d'un coucou suisse. Surfant sur les évènements qui rythment la vie des enfants : grandes vacances ("C'est les vacances"), rentrée ("Dans ma fusée"), fêtes de fin d'année ("Noël, que du bonheur"), les titres d'Ilona font mouche à chaque fois. Une cinquième single ("Allo Allo") est même prévu pour le mois d'avril. Mais la petite poupée en technicolor a plus d'une corde à son arc. Après les singles et les albums, place aux autres supports : le DVD regroupant les clips d'Ilona est sorti en décembre 2005 et le premier spectacle musical est prévu pour octobre 2006.
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