Jul : entre le rappeur et la police, les choses se compliquent

Jul : entre le rappeur et la police, les choses se compliquent JUL - Le chanteur marseillais a été placé en garde à vue dimanche 23 octobre. Si Jul aime bien évoquer la BAC dans ses chansons, cette fois, il a dû se plier à leurs injections et dormir au poste...

[Mis à jour le 23 octobre 2017 à 17h08] Le chanteur marseillais Jul, de son vrai nom Julien Marie, aime bien parler dans ses chansons de grosses voitures, de police et de "pétard". Voilà que désormais, ses rapports avec les agents de police deviennent bien plus prosaïques et plus directs que ne le laissait imaginer sa prose. Le jeune homme, rappeur français le plus écouté de 2016, doit aux agents de la BAC de ne pas avoir pu suivre le match de l'OM contre le PSG dimanche soir. Et pour cause : vers 21 heures, il a été arrêté au volant de son véhicule par une patrouille, qui l'a conduit directement au poste de police, où il a été mis en garde à vue.

Selon les informations de La Provence, c'est un simple excès de vitesse qui a conduit les forces de l'ordre à le suivre sur l'autoroute et à intercepter sa Mercedes, sur le boulevard Mireille Lauze, à Marseille. Alors qu'ils procédaient à leur contrôle, les agents ont remarqué la présence d'une arme à feu à bord du véhicule, une arme qu'aurait tenté de dissimuler un homme assis à la droite de Jul, sur le siège passager. Cet individu, âgé de 24 ans, avait aussi sur lui de la résine de cannabis. Il a également été arrêté.

En vidéo - Jul a dormi au poste de police

Les agents de police de Marseille ont jugé qu'il était nécessaire de placer en garde à vue le rappeur, qui a donc dormi en prison. Interrogé, ce dernier a assuré qu'il ne savait pas qu'il y avait une arme, un pistolet de calibre 9 mm, à l'intérieur de la voiture. Il a en revanche admis, lors de son audition, qu'il avait conduit alors qu'il avait consommé du cannabis. Jul a aussi reconnu avoir fait un excès de vitesse, et eu un comportement inapproprié au volant de son véhicule. Selon Europe 1, il roulait à plus de 160 km/h sur l'autoroute, et se permettait de faire des appels de phare aux voitures qu'il voulait doubler.

Le rappeur ne s'est pas encore exprimé sur cette affaire, mais son compte Twitter n'est pas resté inactif, puisque sa page - suivie par plus de 490 000 personnes - a relayé ce lundi matin une promotion de Skyrock de son morceau "La tête dans les nuages".

Jul déjà devant la police en mai 2017

Le rappeur français commence à connaître les commissariats et les salles d'audience. Il avait déjà été convoqué en mai dernier par la police dans le cadre d'une enquête préliminaire pour propos injurieux et atteinte à la vie privée. Le jeune chanteur s'était en effet autorisé à donner le nom d'un fonctionnaire de police dans l'un de ses textes, qui avait déposé une plainte. Dans la chanson incriminée, "l'hiver au quartier", il lâchait : "Fuck les banal' et *****", le nom d'un policier de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône. Il chantait alors juste après cette phrase : "On insulte la BAC et on s'barre, J'attends juste qu'on me libère, J'vais m'péter la tête dans un bar". Lors de cette audition, Jul avait assuré à la police ne pas avoir écrit lui-même cette partie la chanson.

Drogue, police et voiture dans ses chansons

Dans une autre chanson signée de lui, Jul parle encore des forces de l'ordre. "Nique les gyros c'est la police, j'ai les mêmes cheveux que Broly, je me suis fais seul je suis dans ma folie, je suis fier, je m'entends dans tous les bolides, Jul c'est solide, qui t'as dit que tout est fini". Dans son tube "Chapeau de paille", Jul se permettait de s'enthousiasme pour un "pétard" : "Chapeau d'paille, chapeau d'paille 
Pétard à la bouche, pétard à la bouche [...] T'as même pas un 06, ah dire qu'hier tu m'faisais l'grossiste, maintenant à chaque contrôle je vais faire l'signe Jul à la police".

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