Shakira (Paradise Papers) : comment elle justifie son optimisation fiscale

Shakira (Paradise Papers) : comment elle justifie son optimisation fiscale SHAKIRA - L'artiste colombienne est semble-t-il, devenue une experte de l'optimisation fiscale. Épinglée par les "Paradise Papers", elle s'est justifiée, par l'intermédiaire de l'un de ses avocats.

[Mis à jour le 8 novembre 2017 à 14h47] "Circulez, il n'y a rien à voir". C'est en substance la réponse de Me Ezequiel Camerini, l'un des avocats de la chanteuse Shakira, mise en cause par l'affaire dite des "Paradise Papers". L'enquête menée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), dont fait partie Le Monde, révèle que l'artiste colombienne effectue des opérations financières complexes pour payer le moins d'impôts possible. Avec un succès certain.

L'artiste n'entend manifestement pas laisser cette affaire ternir son image. Son avocat, Ezequiel Camerini, a pris la parole pour la défendre et l'argumentation semble bien rodée : en somme, Shakira est une artiste mondiale, elle place son argent comme elle l'entend, au gré des tournées. "Elle a eu différentes résidences au cours de sa vie professionnelle et elle a toujours respecté les lois des juridictions dont elle dépendait", explique ainsi l'avocat, dont les propos sont retranscrits dans Le Monde. L'homme considère même que la chanteuse subit cette mobilité internationale, nécessaire au bon déroulé de sa carrière : "Notre cliente est résidente aux Bahamas et entretient une propriété dans ce pays depuis 2004. Les années suivantes, elle a été contrainte de voyager sans cesse et a passé la majeure partie de son temps dans différents pays. Au cours de la tournée mondiale 'Sale el Sol', elle a donné 110 concerts de par le monde, dont 62 en 2011", précise-t-il.

Shakira, experte de l'optimisation fiscale

Rien de ce qui a été découvert ne semble, à priori, illégal, mais cela démontre comment la diversité des législations en la matière dans le monde permet, à qui le peut, de faire de substantielles économies. Shakira est parvenue à ne pas payer d'impôts sur de nombreux bénéfices et patrimoines, grâce à des montages financiers complexes et imaginatifs. Domiciliée aux Bahamas pour raisons fiscales, alors qu'elle partage sa vie entre Barcelone et les Etats-Unis, la chanteuse a créé plusieurs sociétés, localisées à Malte et au Luxembourg, qui gèrent ses droits d'auteur. Sur des comptes détenus dans ces pays,  31,6 millions d'euros ont été déposés, selon Le Monde, qui détaille la structuration des mécanismes financiers déployés.

Shakira n'est pas la seule artiste épinglée par les Paradise Papers

Nombre de personnalités apparaissent dans les documents mis au jour par les journalistes d'investigation, et Shakira n'est pas la seule artiste internationale à être épinglée. Madonna est citée pour les parts qu'elle détient dans une société de fournitures médicales de manière à baisser le niveau des revenus dus au Fisc américain. Bono, le chanteur de U2, aurait quant à lui investi dans une société installée à Malte, appelée Nude Estates. Avec cette entreprise, le chanteur se serait offert des parts dans un centre commercial situé en Lituanie.

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