Sommaire

En savoir plus

Un marché en pleine mutation


Avec la démocratisation de l'Internet et le développement des réseaux communautaires, de nouvelles pratiques de la consommation musicale apparaissent. Acheter en ligne son album préféré (comme on peut le faire en magasin), écouter simplement sans télécharger (et donc sans payer), se créer des playlists pour une soirée, partager ses goûts musicaux avec les autres internautes, ou encore choisir un fournisseur d'accès à Internet pour le catalogue qu'il nous met à disposition, sont autant d'usages différents présents sur la toile. Le téléchargement de musique via les téléphones mobiles en France fait aussi une apparition remarquée en 2007 avec un chiffre d'affaire de 29,8 millions d'euros.

description brève de l'image
 
© Getty
 

La jeune industrie du disque numérique (5 ans), se diversifie et s'adapte à ces nouveaux usages, mais reste encore pénalisée par les contraintes liées au système de protection anti-piratage (DRM) des fichiers. Les utilisateurs sont souvent mécontents de ne pouvoir disposer pleinement des fichiers musicaux qu'ils ont acquis légalement (voir notre enquête à ce sujet). Le virage pris par les distributeurs et les maisons de disques en proposant de plus en plus de fichiers MP3 téléchargeables sans protection anti-piratage (donc compatibles avec tous les baladeurs numériques) présage peut être d'un changement de cet état de fait.

2008, année clé dans la lutte contre le piratage

Si le marché évolue dans le bon sens (+12,4% pour la vente numérique en France en 2007. Source SNEP), reste néanmoins le problème du téléchargement illégal. Suite au rapport de la Commission Olivennes, engageant pouvoirs publics, opérateurs télécoms et ayants droit à lutter contre le piratage, le gouvernement devrait présenter au Parlement les textes législatifs, pour un vote avant l'été 2008. Parmi ses propositions, la commission Olivennes entend dissuader les pirates en mettant en place une "riposte graduée". Celle-ci consiste à avertir le contrevenant par email. En cas de récidive, celui-ci risque alors la suspension de son abonnement internet, puis sa résiliation, fixée pour une période déterminée.

Si toutes ces évolutions ne suffisent pas encore à compenser les pertes du marché de l'industrie du disque, elles annoncent néanmoins de grands bouleversements allant dans le sens de la création d'un grand marché du numérique. Pour cela, tous les acteurs du marché, maisons de disques, distibuteurs et pouvoirs publics devront trouver un terrain d'entente.

» Musique numérique : le bilan du marché français en 2007
» Les forfaits Internet : Comparatif


Magazine Musique Envoyer Imprimer Haut de page
Votre avis sur cette publicité

Accueil

Connexion

rechercher