A l'heure où le marché numérique est en pleine expansion et le CD menacé, vous êtes vous, un inconditionnel, voire un passionné du disque vinyle. Racontez-nous cette passion. Participez
Le son des vinyles Henri Mallier, Nice Depuis quand achetez-vous des disques vinyles ? Depuis longtemps. Mon premier disque: la 9 ème de Beethoven par Furtwaengler. J'avais une dizaine d'années.
Pourquoi cette passion ? Parce que les cd ont été pendant des années et jusqu'à une époque assez récente musicalement insuffisants : pauvres en harmoniques, tronquant l'émission et l'extinction des sons. Cela a changé, le matériel d'écoute a évolué aussi en bien, le point faible est aujourd'hui le fait des prises de son beaucoup trop interventionnistes, spectaculaires, à effet, les prises de son que j'aime étant plutôt celles de l'époque du 78 tours (Schnabel).
Quels sont vos vinyles collectors ? Les sonates de Bach par Casals, les concertos de Beethoven par Fischer, le quatuor de Boucourechliev par les Parrenin, l'octuor de Xenakis, et tant d'autres... Les disques de Monk, Miles Davis et d'Ellington ou autres. La plus belle écoute que j'ai faite de vinyles c'est à Francfort sur une électronique Shindo, une platine Verdier et des haut-parleurs "Rondo" fabriqués en Allemagne.