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Observer les animaux du Haut-Jura

Du lynx à la chauve-souris, vous pourrez observer ces animaux typiques de l'est de la France. Cette région montagneuse abrite également d'autres espèces moins connues, comme la chouette de Tengmalm.

Publié le 05/02/2009

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Dominée par le croissant des montagnes du Jura, le massif des Vosges et le Ballon d'Alsace, la Franche-Comté est une région au relief accidenté et à la nature luxuriante. Son relief calcaire et le climat aride sont à l'origine d'une grande variété de milieux naturels : des criques au fond des vallées où jaillissent des rivières, des grottes, des lacs et cascades ou encore d'immenses forêts montagnardes. Le parc naturel régional du Haut-Jura, qui s'étend sur une superficie de près de 165 000 hectares, préserve la diversité de ses espèces.

 

 
EspècesA savoirOù l'observer ?Précautions
 
  Chouette de TengmalmPetite chouette nocturne haute d'à peine 25 cm, c'est l'espèce la moins connue des strigidés. Elle se distingue à ses grands yeux ronds jaune or et à son plumage brun tacheté de blanc. Nourriture : petits rongeurs et parfois des passereaux.Depuis le Ballon de Servance et principalement dans les forêts de conifères au climat froid et à l'enneigement abondant. Elle niche très souvent dans les anciens trous de pics noirs situés dans les hêtres.De nature peu farouche et non agressive, on peut l'approcher jusqu'à moins de 5 mètres.  
  Lynx boréalEspèce en voie de disparition, le lynx a été réintroduit en France en 1974 dans le massif du Jura. Félidé solitaire d'une trentaine de kilos, il est identifiable à sa longue touffe de poils en favoris, son pelage brun-jaune ou roux et sa queue très courte. Nourriture : ongulés (chevreuils et chamois), rongeurs, gallinacés et petits carnivores.Dans l'ensemble des massifs forestiers et également dans les gorges du Doubs. On le retrouve parfois perché aux arbres.Le lynx n'attaque pas l'homme. Méfiant, il est ainsi difficilement observable. Essentiellement crépusculaire, des chances minimes d'observation sont possibles au lever du jour.  
  Chauve-souris (molosse de Cestoni, sérotine bicolore)Sur 33 espèces de chauve-souris présentes en France, la Franche-Comté en abrite 27. Parmi les espèces les plus rares, on peut y observer le molosse de Cestoni, l'une des plus grosses chauve-souris de France à la morphologie originale (famille des Molossidés) et la sérotine à la fourrure bicolore (famille des verspertilionidés). Nourriture : moucherons, moustiques et papillons de nuit. La chauve-souris est protégée depuis 1976 en France. On la retrouve dans les zones montagneuses et boisées, à proximité des habitations. Dans les hautes falaises, gorges et fissures profondes.C'est une espèce sensible dont la présence témoigne d'une bonne qualité de l'environnement. Il est préconisé de ne pas déranger les chauves-souris en pleine hibernation dans les grottes (attention aux flash). Il est interdit de les chasser, sous peine d'amende.  
  Faucon-pélerinLa Franche-comté accueille 15 % de la population nationale de faucon pèlerin. Ce robuste rapace est réputé pour sa rapidité : quand il chasse dans les airs, il peut atteindre une vitesse d'environ 300 km/h. Il est reconnaissable à ses ailes effilées qu'il bat à un rythme accéléré. Relativement facile à dresser, le faucon-pèlerin est aussi domestiqué.Nourriture : pigeons, corneilles, mouettes et exceptionnellement des petits mammifères.Sur les parois rocheuses des falaises, à l'abri des regards.En cas de loisirs en falaise, attention à ne pas les déranger car ce sont leurs zones de reproduction.  
  SanglierAncêtre de notre cochon domestique, le sanglier, pouvant atteindre les 200 kg chez le mâle, est essentiellement nocturne, sédentaire et attaché à son territoire. Dans la région, il est un des animaux les plus chassés dont la population est à forte densité. Nourriture : végétaux, fruits sylvestres, champignons, baies, insectes et larves, mollusques, œufs d'oiseaux et petits mammifères Dans les forêts étendues à sous-bois touffu, les zones marécageuses.Soyez prudents sur les routes et les fleuves, les sangliers, les risques de collision sont élevés.Nécrophage, le sanglier peut être porteur de toxiques ou polluants.  
 
Source : L'Internaute Magazine
 


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