En haut de la chaîne alimentaire, certains animaux, qui n'ont pas de prédateurs,
peuvent se permettre de longues siestes. C'est bien sûr le cas des grands
fauves de la savane par exemple, comme le lion, ou de la jungle comme le
tigre.
 |
|
|
Couché sur le dos, ce lion ne semble pas être
très préoccupé par autre chose que par sa sieste. Photo
© Dany Clémenceau
|
|
Ces carnivores ont une alimentation plus riche, et une fois leur
proie tuée et dévorée, ils peuvent jeûner pendant des jours. Durant ce laps
de temps, ils consacrent la majeure partie de la journée à la sieste, ne
se déplaçant que de quelques centimètres pour suivre et rester sous l'ombre
des arbres.
Les carnivores ont une almentation plus riche
Ces durées de sommeil très importantes ne sont pas qu'un avantage mais
surtout une adaptation, elles résultent de la nécessité pour le lion d'économiser
ses forces. Ainsi, les herbivores ont, sauf sécheresse, souvent de
l'herbe disponible à volonté pour se nourrir.
Les fauves, eux, doivent tuer pour se nourrir, et cela implique des chasses
réussies, ce qui n'est pas toujours le cas.
 |
|
|
Les herbivores profitent de la sieste des lions pour
brouter en toute quiétude. Photo © Guy Matheron
|
|
C'est le côté aléatoire de la chasse qui va obliger les fauves
à économiser au maximum leur énergie, car les efforts qu'ils font durant
la chasse, dans la chaleur, sont très violents et ne peuvent être répétés
de nombreuses fois sans succès.
Le butin de la chasse est plus aléatoire
Ainsi, ils ne peuvent pas s'octroyer le droit de chasses infructueuses
trop souvent. Tout le monde a déjà vu le crocodile, immobile en plein soleil,
bouche ouverte, qui emmagasine le maximum de chaleur pour brûler moins de
calories la nuit venue.
Au final, les prédateurs dorment beaucoup pour s'économiser, mais
avec l'avantage de pouvoir s'étaler n'importe où sans crainte, comme ces
troupeaux de lions que l'on voit, affalés dans la savane et que rien ne semble
pouvoir déranger.