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La macro photo est–elle un aspect essentiel de vos travaux ?
Pas vraiment, c'est une activité à laquelle je m'adonne à l'arrivée des beaux jours, mais je pratique d'autres genres de prises de vues.
La macro photo d'insectes est quand même celle où je prends le plus de plaisir et elle reste à mes yeux la plus difficile techniquement.
Les contraintes de la profondeur de champ imposent une précision sans faille pour faire le point à l'endroit voulu.
Où cherchez vous vos modèles ?
J'habite dans une ville, Dijon, où il est facile de trouver des parcs magnifiquement fleuris, la vie aux beaux jours y est trépidante, colorée et détaillée, de multitudes de choses à voir sur un petit mètre carré.
Quel plaisir de voir évoluer à leur rythme tous ces individus si différents au milieu des fleurs et de leurs abondances de couleurs... Je me régale les yeux à chaque sortie.
Je vais d'ailleurs vous confiez un secret, la lavande est une mine d'or pour le photographe que je suis, les espèces y abondent. Abeilles et bourdons, me direz- vous ? Pas seulement.
Alors au printemps prochain, penchez-vous et vous comprendrez, le mimétisme est l'art favori des insectes.
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Utilisez-vous une technique particulière pour prendre vos photos, notamment pour saisir le vol des insectes ?
Je travail toujours en priorité à l'ouverture avec généralement de haute sensibilité 400 voir 800 iso, pour profiter du maximum de vitesse évitant les flous de bougé, difficilement gérable dans ces conditions de prises de vues.
La majeur partie du temps, je travail à mains levées.
J'utilise parfois un trépied, gage de stabilité accrue, mais pas toujours aisé d'utilisation.
Le monopode est un bon allié pour les papillons et tout ce que l'on peut trouver à hauteur d'homme.
Pour finir, l'appui sur le sol est l'arme idéale pour tous les sujets qui gambadent par terre. Attention, on finit par ramper et inquiéter les voisins !
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J'utilise parfois le flash par temps couvert ou pour des situations précises, toujours sur des sujets avec des arrières plans très proches pour éviter les fonds trop noirs.
Il est bon de diffuser ou de déporter la lumière du flash.
Cependant, je ne suis pas adepte de la lumière artificielle, je préfère composer avec la lumière naturelle.
La réussite de certains clichés d'insectes en vol oblige à s'armer de patience et d'un supplément de matériel.
Pour exemple, pour le cliché de l'anthidie (aussi appelée abeille cotonnière) en vol, il m'a fallu un trépied et un petit siège bas.
Il m'a fallu aussi gérer la mise au point en mode manuel pour figer, après avoir usé de beaucoup de patience, car son vol stationnaire ne dure qu'une ou deux secondes.
Le numérique s'avère très économique dans ces conditions.
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A travers vos images, on arrive presque à voir des expressions, des émotions : est-ce que l’on peut vous vous définir comme un "portraitiste d’insecte" ?
L'appellation me plaît, c'est certain.
Mais je pense que pour les photos d'insectes, il est important de chercher des situations ou des expressions particulières pour éviter le banal "portrait d'insecte".
Il est bon de connaître les sujets et de les observer pour en tirer un meilleur parti.
La mante religieuse est un exemple en matière "d'expression et d'émotion". Cette dernière peut être à la fois majestueuse et très cruelle : majestueuse dans son allure et cruelle dans ses attaques... Il suffit d'attendre le bon moment pour immortaliser les comportements.
Quels sont vos projets ?
Continuer de photographier pour multiplier et améliorer mes clichés et pouvoir intégrer un jour une agence "nature". Les places y sont malheureusement très chères.
Je me suis équipé dernièrement pour me lancer dans la deuxième partie de mon rêve, la photographie des animaux sauvages et des oiseaux de France.
La réalisation d'un site dédié exclusivement aux insectes oiseaux et animaux est en cours. Je pense me limiter à mon département, la Côte d'Or, et en tirer le maximum pour peut-être un jour l'exposer.
Enfin, comme tout passionné, mon idéal serait d'en vivre.
En savoir plus sur www.christophefouquin.com
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