rechercher

Services personnalisés gratuits : Inscrivez-vous | Accès membres

Accès membres : merci de vous identifier Mot de passe oublié ?

Bienvenue Prénom - Déconnexion

L'Internaute > Nature > 
En images > Les animaux des Galápagos > Interview
 INTERVIEW 
Mars 2006

"C'est à l'homme de s'adapter à la présence des animaux"

Yves Vallier débute sa carrière de photographe animalier en 1971, dans les marais de la Brenne. Passionné de nature sauvage, il a parcouru tous les continents de la planète, de la Mer de Béring en Namibie en passant par les Iles Falkland.
Envoyer à un ami | Imprimer cet article

Vos photos reflètent des scènes quotidiennes de la vie sauvage. Avez-vous parfois mis en scène - peut-être en usant d'appâts ? - ces scènes de vie animale pour vos photos ?
Il est vrai que cette technique est de plus en plus souvent pratiquée. On gagne du temps et parfois des "clichés sensationnels". Personnellement, je pense que nourrir un animal sauvage fausse son comportement. Je préfère tout d'abord apprendre ses mœurs par les écrits, puis sur le terrain, observer et attendre que les animaux décident d'eux-mêmes de leurs agissements. C'est beaucoup plus enrichissant.

"J'ai été d'abord impressionné par les iguanes avec leur aspect préhistorique, le fait qu'ils mangent des raquettes de cactus...avec les épines."

Avez-vous été impressionné plus particulièrement par certains animaux des Galápagos ?
J'ai été d'abord impressionné par les iguanes avec leur aspect préhistorique, le fait qu'ils mangent des raquettes de cactus...avec les épines. Heureusement qu'ils ne mesurent qu'un mètre de longueur ! Puis, j'ai été étonné par le cormoran aptère, qui est l'exemple actuel de la théorie de Darwin, puisque, comme son nom l'indique, ce cormoran ne vole pas et son corps est en cours de transformation, d'"adaptation" (ailes atrophiées, pattes plus fortes). Lorsque nous retournerons aux Galápagos... dans quelques milliers d'années, il sera certainement plus proche du manchot.

Suivant les différentes îles de l'archipel, remarque-t-on des biotopes caractéristiques (espèces animales et végétales, effectifs de leur population, espèces dominantes) ?
Les îles sont volcaniques, très arides et ne laissent pas beaucoup de possibilités aux animaux. C'est pourquoi la plupart des espèces sont endémiques. Les zones basses ou côtières (buissons, petits arbres, palétuviers) sont le domaine des mammifères marins, des échassiers et des oiseaux de mer.

"L'avantage aux Galápagos est que les animaux n'ont pas peur de l'homme. Ils sont chez eux, et c'est à l'homme de s'adapter à leur présence."

Ce sont des espèces bien représentées car les 3 courants qui baignent les îles (de Humbolt, de Cromwell et celui de Panama qui apporte parfois El Niño, très humide) favorisent le développement d'une faune sous-marine très riche et donc propice à ces espèces. En montant en altitude, on atteint les zones arides puis les zones brunes avec de petites forêts de type tropical, dont les arbres se parent de mousses tombant des branches. Ce sont des domaines plus favorables aux pinsons et autres passereaux. Sur certaines îles où les tortues terrestres sont absentes, les cactus produisent des raquettes au ras du sol.

Par contre, dans d'autres îles peuplées de tortues, les cactus ont développé de plus grands troncs afin de rehausser leurs raquettes et ainsi empêcher les tortues de les manger. Les sommets de certaines grandes îles sont humides et les tortues Galapago viennent s'y rafraîchir. Il n'y a pas d'espèces dominantes comme dans d'autres régions du monde, car chacune en s'adaptant a trouvé un type de nourriture qui lui est propre. Il n'y a donc pas de concurrence. Les cas de concurrence proviennent des animaux introduits par l'homme, comme les rats chats, chiens, chèvres, rendus sauvages par leur abandon et qui parasitent d'autres espèces ou leur nourriture.

"La découverte et l'approche d'animaux restent un vrai plaisir."

Avez-vous dû vous adapter au rythme de la faune de ces îles afin de faire vos photos ?
Quelle que soit la région, le photographe animalier doit toujours s'adapter au rythme des animaux, avec deux obligations : respecter l'animal et photographier durant certaines heures de la journée (le matin très tôt et en fin d'après-midi, pour obtenir les meilleurs lumières). De plus, l'avantage aux Galápagos réside dans le fait que les animaux n'ont pas peur de l'homme. Ils sont chez eux, et c'est à l'homme de s'adapter à leur présence. Les animaux ne nécessitent donc aucun affût.

Quel matériel utilisez-vous ?
Je suis équipé en Nikon depuis le début. Des boîtiers argentiques : F3 et F100. Quant aux objectifs, du 20 mm au 500mm.AFS.

Quels sont vos projets ?
A court terme : repartir. Aux Galápagos, car j'aime vraiment beaucoup cet endroit, puis à Bornéo pour les grands singes. A moyen terme : repartir. Pour visiter d'autres régions du monde car la découverte et l'approche d'animaux restent un vrai plaisir.

En savoir plus sur www.yves-vallier.com

EN IMAGES Les animaux des Galápagos
14 photos | Tous les diaporamas Nature et Animaux
 
 Aude Chardenon, L'InternauteNature
 
Magazine Nature & Animaux
Envoyer | Imprimer
Haut de page
 
 
newsletter
Nature & Animaux Voir un exemple
Jardins Voir un exemple
Mer & Voile Voir un exemple
Toutes nos newsletters
 
L'Internaute