Une approche originale
Les animaux sont de plus en plus utilisés dans le cadre
de certaines thérapies. Les animaux domestiques sont
les premiers sollicités, le meilleur ami de l'homme en
tête, pour sa docilité et ses facultés d'apprentissage.
Les labradors et les golden retrievers ont souvent les préférences
de thérapeutes en raison de leur obéissance et
de leur personnalité équilibrée. Quand
la communication avec ses semblables est insurmontable, la présence
d'un animal peut éveiller l'intérêt de la
personne en difficulté. La zoothérapie établit
que la guérison dépend de facteurs extérieurs
à la maladie. Si celle-ci est mieux vécue, à
travers une présence animale par exemple, de meilleures
conditions seront réunies pour favoriser la guérison
ou tout simplement la douleur du patient.
La thérapie assistée par l'animal
La thérapie assistée par l'animal (TAA) est en réalité
un ensemble de méthodes complémentaires aux pratiques
traditionnelles : intermédiaire entre le professionnel
et le patient, l'animal établit un contact privilégié,
parfois par sa seule présence, souvent là où
la relation humaine donne des résultats peu satisfaisants.
Aux Etats-Unis, des médecins ont constaté que
des patients atteints de la maladie de Parkinson et souffrant
de blocages momentanés des membres inférieurs
pouvaient à nouveau marcher après qu'un chien
ait posé sa patte sur leur pied. Si les médecins
estiment ces résultats très prometteurs, ils ne
parviennent pas encore à les expliquer véritablement.
Les maisons de retraite font également appel à
ces pratiques : les pensionnaires seraient véritablement
distraits de leur routine et de leurs soucis de santé
par la présence d'un animal.
La diversification des thérapies
L'équithérapie (ou RPE, rééducation par l'équitation)
tente au même titre de susciter bien-être et confiance
de la personne par des exercices au pas car le rythme continu
et régulier du cheval permet de favoriser la coordination
du corps et l'équilibre. Les
thérapeutes font également appel à des
animaux auxquels nous sommes moins habitués : les chimpanzés
par exemple, capable d'apprendre le langage des signes utilisés
par les personnes atteintes de surdité, mais aussi les
dauphins, qui suscitent l'émerveillement de nombreux
enfants.
Des résultats très encourageants
Si le fait de vivre avec un animal de compagnie n'est pas à
proprement parler la zoothérapie, le constat semble sans
appel : caresser un animal diminue le stress, fait baisser la
tension artérielle et stimule la parole. Ce dernier effet
est particulièrement intéressant dans le cas des
enfants autistes, enfermés dans un mutisme et un monde
que la science n'a pas encore réussi à percer.
Dans tous les cas, il apparaît que la présence
d'un animal sensibilise et responsabilise le patient. De nombreuses
études montrent également que la présence
quotidienne d'un animal de compagnie réduit le rythme
cardiaque et a ainsi un effet bénéfique pour les
personnes stressées ou souffrant de maladies cardiaques.
Personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou enfants atteints
de cancer, tous semblent oublier un temps leurs souffrances
et les traitements douloureux.
Certains regrettent cependant que ces conclusions témoignent
d'une désintégration du lien social : en effet,
ces résultats peuvent être interprétés
comme la manifestation d'un échec, celui de l'homme face
à ses semblables. De plus, la commercialisation de ces
thérapies gêne certains scientifiques, qui y voient une
exploitation susceptible, à terme, de nuire au bien-être
et à la liberté des animaux, comme dans le cadre
des delphinariums, popularisés ces dernières années
mais dénués de véritables études
scientifiques. Mais il reste certain que les animaux ont beaucoup
à apporter à l'être humain.
En savoir plus
»
La Fondation
30 Millions d'Amis organise jusqu'au 31 décembre
2005 une opération de sensibilisation afin de financer
les programmes "d'aide aux personnes par les animaux".
»
Le site de l'Association Parole
de chien
Photo © Corbis
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