Le loup du Mercantour
Le parc national du Mercantour a accueilli une vingtaine de
loups en 1992. Il s'agit de la réintroduction naturelle
de loups venus d'Italie, première réimplantation
depuis le début du siècle. Aujourd'hui, il y aurait
environ 60 loups sur le territoire. Le loup
du Mercantour est aujourd'hui au centre d'un violent débat
qui oppose défenseurs du monde animal sauvage et éleveurs
de brebis.
Un compromis pour chacun
La mort de nombreux moutons dans le parc du Mercantour a relancé
la question de la présence du loup dans la région. Les éleveurs
mettent en avant les menaces que représente le loup pour
leurs troupeaux : ils estiment que plus de
2 500 brebis auraient été tuées en 2004.
Les associations de protection du loup attribuent toutefois
ce chiffre aux chiens errants. Le dispositif Olin a été
adopté à la quasi-unanimité dans les Hautes-Alpes
le 21 juin.
Le nouveau dispositif Olin
La Ministre de l'écologie et du développement
durable, Nelly Olin, a augmenté de 4 à 6 le
nombre de loups qui pourront être abattus d'ici le 31
mars 2006. Cette mesure est cependant encadrée par
certaines conditions :
- les troupeaux doivent subir trois attaques en trois semaines
- les tirs doivent être dissuasifs
- une autorisation délivrée par le préfet
est nécessaire.
Le mécontentement persiste
La filière ovine est en difficulté en raison
de la forte concurrence néo-zélandaise, et chaque
perte nécessite une indemnisation. De plus, le gardiennage
des troupeaux est difficile en raison de la diminution du
nombre de bergers et de l'immensité du territoire.
Le loup, quant à lui, est une espèce considérée
comme "potentiellement menacée" par les conventions
internationales. Cependant, en France, il existe certaines
dérogations autorisant la capture ou l'élimination
de spécimens dangereux.
La controverse ne semble pas prendre fin. La SPA ou encore
l'ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages)
refusent ces nouvelles mesures, tandis que certains éleveurs
les jugent insuffisantes. Dans la nuit du 27 juin, des défenseurs
du loup ont d'ailleurs été très violemment
pris à partie.
Prédateur d'innocentes brebis ou incarnation de l'état
sauvage, le loup ne cesse de déchaîner les passions
: la mort en mai dernier de plusieurs génisses en Isère a
conforté les revendications des éleveurs. La
responsabilité du loup est parfois difficilement démontrable
mais il ne fait aucun doute que les brebis des alpages représentent
des proies faciles et accessibles pour ce grand carnivore.
En savoir plus sur l'arrivée du loup en France :
http://www.loup.org/
» Lire
l'article de L'Internaute sur le parc du Mercantour
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