L'Internaute > Nature > Environnement > Actualité > La forêt amazonienne face à un nouveau plan de gestion
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Vendredi 16 mai 2008, 15h24
Après la démission le 13 mai de l'ancien Ministre brésilien pour l'Environnement, Madame Marina Silva, connue comme étant un fervent défenseur de la forêt amazonienne, c'est Roberto Mangabeira Unger, ancien professeur de droit à Harvard, qui a été chargé de mettre en place le nouveau plan de gestion durable de la forêt amazonienne, baptisé PAS.

L'état d'Amazone du Brésil couvre une surface égale à trois fois la France occupée à 98 % par la forêt. Le professeur Unger insiste néanmoins sur le fait que cette région est également habitée par 25 millions de personnes. "Si ces personnes manquent d'opportunités économiques, c'est la forêt qui en subira directement les conséquences" a-t-il déclaré à la BBC.

Le plan PAS est basé sur 5 points : développer les infrastructures, mettre en place un système de subventions pour encourager les bonnes pratiques des populations locales, un système de lois renforçant le contrôle de l'exploitation de ces zones, 3 millions d'hectares ajoutés à la zone déjà protégée et enfin travailler à une plus grande implication de la communauté internationale dans la protection de la forêt amazonienne. L'objectif du plan est de faire en sorte que les arbres de la forêt soient plus rentables économiquement parlant debout qu'à terre.

Les associations écologistes dénoncent ce plan PAS qu'elles estiment davantage tourné vers le développement que vers la protection de l'environnement. Les populations locales quant à elles dénoncent le manque chronique de concertation pour l'élaboration d'un plan qu'on leur impose "d'en haut". Dans ce conflit d'intérêt, les protestations continuent, les négociations s'enlisent et la déforestation gagne du terrain.

Rédaction L'Internaute

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